Le nouveau ministre de tutelle Jean-Luc Crucke (MR) était à l’aéroport de Gosselies.

Trois semaines après son arrivée dans le nouveau gouvernement wallon, c’est à Charleroi que le ministre en charge des Aéroports Jean-Luc Crucke (MR) vient d’effectuer sa première visite officielle.

Ce choix marque sa volonté de soutenir le redressement de la ville à travers un outil en croissance quasi ininterrompue depuis dix ans. Et qui se trouve face à de nouveaux défis économiques, budgétaires et industriels. Si tout donne à penser que l’action politique va se poursuivre, le ministre hainuyer s’interdit de se prononcer sur le fond avant d’avoir potassé dans le détail la note stratégique du gouvernement sortant.

Son prédécesseur René Collin (CDH) lui a transmis les deux locomotives en parfait état de marche : l’expansion est au rendez-vous chaque année tant à Charleroi qu’à Liège, avec des créations d’emplois à la clé.

Le CEO Jean-Jacques Cloquet le souligne : 85 % de ces postes sont occupés par des travailleurs de la région. "Pour que la success story continue, il faut revoir le modèle carolo, dit-il. L’adapter aux nouvelles exigences du marché. Le transport aérien est en pleine mutation, les vols transatlantiques low-cost constituent un créneau porteur. Il faut transformer notre aéroport en hub, pour l’accueil d’appareils en escale."

Trouver de nouvelles sources de financement

A ce propos, trouver de nouvelles sources de financement est primordial. Dans ce cadre, deux projets sont en cours : l’amélioration de l’offre de parking et la reconversion des bureaux de l’aérogare en une zone commerciale pour des concessions horeca. Les travaux débuteront en 2018. Si une bonne entente s’impose avec l’actionnaire privé de BSCA, il convient d’optimaliser le service aux compagnies et aux passagers. Parmi les dossiers prioritaires, la renégociation du contrat avec l’Etat fédéral pour le contrôle aérien (lire par ailleurs).

Le ministre sortant a dressé le bilan de l’action régionale : 14 millions ont été investis en huit mois dans l’amélioration de la sécurité à Charleroi et Liège; et c’est un quart de milliard qui a été réservé pour soutenir l’expansion de leurs infrastructures à l’horizon 2023.

Crucke est convaincu que le relèvement de la Wallonie passe par l’expansion de ses grands pôles urbains. Il s’engage à revenir rapidement rencontrer le bourgmestre Paul Magnette (PS), actuellement en congé.