Quatre ans pour mettre en place le bus à haut niveau de service (BHNS).

À Charleroi, c’est l’autre sujet de la rentrée, avec le scandale de l’ISPPC : le bus à haut niveau de service (BHNS) veut relever le challenge d’une nouvelle mobilité à l’entrée sud de la métropole.

Dans son magazine de septembre/octobre distribué ce week-end en toutes-boîtes, la Ville y consacre un dossier. Le BHNS, ce sont ces bus confortables et modernes, électriques donc écologiques et silencieux, équipés du wi-fi : quand c’est possible, ils évoluent sur des bandes de circulation qui leur sont réservées, sont prioritaires sur les autres véhicules ainsi qu’aux feux rouges.

Une ligne de 12 arrêts

À Charleroi, deux liaisons ont été identifiées par l’Opérateur de Transport wallon, l’OTW, qui regroupe les cinq sociétés Tec. L’une sur l’axe de la N5 d’une longueur de 5,6 km, entre le rond-point Tirou et Ma Campagne à Gerpinnes, avec une extension prévue ultérieurement jusqu’au Bultia.

Cette ligne comptera 12 arrêts dans chaque sens et un au terminus. Les départs seront cadencés toutes les 10 minutes, avec un temps de trajet de 17 minutes. La liaison comptera 75 % de sites propres, soit 3,75 km vers le centre-ville et 4,5 km vers Ma Campagne. Le BHNS de la RN53 via l’avenue Pastur en direction de Bomerée développera 5,35 km, depuis la rue de la Villette, 14 arrêts dans chaque sens soit un tous les 400 mètres. Là aussi, six départs toutes les heures, un temps de trajet de 13 minutes et 43 % de site propre, 1,44 km vers Charleroi et 2,53 km à destination de Bomerée. Les voiries doivent être entièrement réaménagées, de façade à façade.

Pour renforcer l’attractivité de ce mode de transport, des parkings relais seront créés : sur l’axe de la N5, une aire de 370 emplacements à hauteur du rond-point de Couillet et une autre de 200 places à Ma Campagne. Sur l’avenue Pastur et la RN53, il y aura 150 places proches du R3, 80 autres à Bomerée et une vingtaine rue de l’Eau d’Heure.

Environ 3 ans de travaux

En voirie, la réduction de la capacité de parking sur les deux axes est à l’ordre du jour : quant au sens interdit de la discorde au pied de l’avenue Pastur, il faudra attendre les réunions préalables d’information pour en savoir davantage : elles se tiendront le 18 septembre à 19 h au centre culturel de Mont-sur-Marchienne, et le 20 septembre au centre social de délassement de Marcinelle, avant l’ouverture de la procédure officielle d’enquête publique en octobre.

Charleroi dit vouloir favoriser la participation citoyenne et la concertation avec les riverains et commerçants pour "intégrer au mieux le projet dans l’environnement local". L’objectif est d’aboutir à un tracé définitif afin de lancer le chantier en 2021 : les travaux s’étaleront sur 3 ans, jusqu’en 2024.