Hainaut

Après une phase de sensibilisation, il y aura des contraintes.


En 2018, l’intercommunale Tibi a mis à la disposition d’organisateurs d’événements un peu moins de 3.000 gobelets réutilisables chaque semaine en moyenne : les 64 événements programmés en ont mobilisé 148.187, c’est-à-dire près de quatre fois la quantité de l’année précédente. Et ce chiffre est appelé à grimper.

Pour réduire la production de déchets en plastique et notamment de verres jetables, la ville entend imposer aux organisateurs l’usage de modèles à emploi multiple. "On voit clairement que l’utilisation des gobelets entre dans les mœurs", a observé l’échevine des Fêtes Babette Jandrain (PS) en réponse à une interpellation de la conseillère communale C+ Anne-Sophie Deffense. Pour convaincre les derniers récalcitrants, la phase de sensibilisation va bientôt laisser place à une démarche plus contraignante dans le cadre de la refonte du règlement général de police. "Concrètement, l’octroi des autorisations d’événements sera conditionné au respect de cette mesure."

 A la première commande, le consommateur paie une caution d’un euro pour le verre estampillé au logo de Charleroi dans lequel sa boisson lui est servie. Il le remplit ou l’échange autant de fois qu’il le veut, la caution lui est restituée lorsqu’il rend son gobelet. Tous les frais d’intendance (livraison, lavage) sont pris en charge par Tibi ou la ville. Les organisateurs peuvent également créer leurs propres gobelets et être autonomes à ce niveau. C’est par exemple le cas pour les Quartiers d’été, qui s’installeront en juillet sur la Place de la Digue. L’asbl Charleroi Centre-Ville qui en coordonne l’organisation utilisera ses propres gobelets réutilisables. Quant aux acteurs locaux qui animeront ponctuellement l’événement, une convention les obligera à employer ceux fournis par Tibi.