Charleroi prépare l’aménagement d’une ceinture cyclable.

À Charleroi, c’est l’anneau autoroutier du R9 qui délimite l’empreinte de l’hypercentre urbain. Le projet de créer un cyclo-ring vient d’être adopté par le conseil communal afin de sécuriser la mobilité douce, en particulier celle des vélos.

"Depuis vingt ans, notre Ville réfléchit à la constitution d’un réseau de radiales pour améliorer et sécuriser l’entrée des cyclistes en cœur de ville" , indique l’échevin Ecolo Xavier Desgain, en charge de la Mobilité. Si une première pénétrante a vu le jour au départ de Gosselies, d’autres vont suivre, composant les rayons d’un dispositif qui ressemblera à une roue de vélo.

D’un montant de 2,6 millions d’euros, l’investissement a été intégré dans la programmation 2019-2021 du Fonds régional d’investissements communaux (Fric), sous l’égide du ministre des Pouvoirs locaux Pierre-Yves Dermagne.

Environ 60 voiries sont concernées par l’aménagement de cette autoroute lente de 23 km, d’une longueur comparable à la Boucle noire. Ce cyclo-ring desservira différents points d’intérêt et lieux stratégiques : musées, maisons communales, places publiques, etc.

Objectif : augmenter la part modale encore faible du vélo, selon l’échevin. Actuellement, elle ne représente qu’1 % du total des déplacements, contre 5 % à Bruxelles. "Nous voulons rattraper le retard." Et les études montrent que le relief et la météo ne sont pas les freins majeurs à la circulation cycliste : ce sont d’abord l’infrastructure et la sécurité.

La création du cyclo-ring renforce une politique d’aménagement d’itinéraires à laquelle 1,4 million d’euros seront déjà affectés chaque année sous cette mandature. C’est en concertation avec les citoyens, au travers de leurs conseils de participation dans chacun des districts, que la Ville veut co-construire ce projet.

La réflexion a démarré à l’Est, notamment à l’instigation d’un adepte du vélo qui n’est autre que l’ancien bourgmestre PS Jacques Van Gompel. "Le tracé que nous avons identifié doit encore évoluer", selon Desgain. Il se composera de tronçons équipés en sites propres et d’autres avec de simples marquages au sol.

Durée d’exécution : tous les marchés doivent être lancés avant 2022. Leur mise en œuvre sera assurée par l’échevin des Travaux Eric Goffart (C +), depuis la préparation des appels d’offres jusqu’à la réception des chantiers en passant par la surveillance d’ouvrage, le suivi des paiements et le contentieux.