Charleroi adopte une mesure sociale pour les jeunes parents dans les crèches publiques.

À partir du 18 mai, les parents dont les enfants inscrits en crèche n’y sont plus accueillis devront quand même en payer le coût. "Pour ne pas mettre les familles dans des situations financières encore plus difficiles, le collège communal de Charleroi a décidé de les exonérer du paiement de leurs quotes-parts pour leurs bébés inscrits dans des crèches de la ville", indique l’échevin de la Petite enfance Thomas Parmentier. Dans le cas où les parents font le choix de garder leurs enfants à la maison, le service ne leur sera pas facturé, et ce jusqu’au 31 août. "Nous ne nous voyons pas sanctionner des ménages qui le sont déjà par le chômage temporaire ou la perte de leur emploi."

Cette mesure sociale sera soumise au respect d’une obligation : que les familles préviennent, de manière à pouvoir organiser les accueils de façon optimale. "Celles qui ne le feront pas se verront réclamer le prix de la place même si l’enfant n’est pas venu."

À ce stade, l’impact budgétaire n’est pas encore connu. À titre indicatif, il faut savoir que la fermeture des huit crèches représente pour la Ville un coût hebdomadaire de 10 000 à 15 000 euros. "Ce qui a porté l’ardoise à 100 000 euros en deux mois", précise l’échevin, qui s’occupe aussi des Finances.

Si 584 bébés sont accueillis en alternance dans le réseau communal d’accueil de la Petite enfance, la fréquentation moyenne de cette semaine s’établit à une trentaine de petits, mais elle devrait grimper à 90 la semaine prochaine, selon les intentions communiquées par les parents.