Le début de l’épidémie de coronavirus en Belgique aura particulièrement touché la région de Mons. Pendant plusieurs semaines, la cité du Doudou était la ville wallonne comptant le plus grand nombre de cas de coronavirus.

Depuis, l’eau a coulé sous les ponts. Les différentes phases de déconfinement n’ont pas entraîné de rebond et pour le moment, le plus difficile reste derrière les infrastructures hospitalières soumises à rude épreuve de mars à juin.

À présent, les hôpitaux montois respirent. "Pour le moment par exemple, nous n’avons plus que deux patients Covid à l’hôpital Saint-Joseph, alors qu’on en a accueilli des dizaines en même temps au plus fort de la crise, confie la porte-parole du Groupe Jolimont. Notre dispositif reste en place évidemment. Mais comme tout le monde, nous espérons qu’il n’y aura pas de deuxième vague."

Hygiène

Au CHU Ambroise-Paré également, la pression est retombée. "Nous n’avons plus de patients Covid pour le moment, témoigne Stéphane Olivier, directeur de l’hôpital. De temps en temps, il y a encore le passage d’un convalescent. Mais ça reste sans commune mesure avec ce que nous avons connu. Toutes les mesures d’hygiène restent en place évidemment, même si certaines limitations ont pu être progressivement assouplies comme partout avec le déconfinement. Nous travaillons au cas par cas. En gériatrie par exemple, nous restons plus attentifs, car ça reste un public à risque."

Si la pression est retombée, l’accalmie est mise à profit. "Nous tirons parti de cette période pour analyser la manière dont la crise a été gérée, voir ce qui a bien fonctionné et ce qui pourrait être amélioré, poursuit le directeur du CHU. Quand l’épidémie s’est déclarée, il a fallu travailler dans l’improvisation avec des informations qui changeaient régulièrement et se contredisaient parfois. Nous nous préparons donc pour l’avenir. La situation reste sous contrôle en Belgique, mais nous voyons bien ailleurs dans le monde que le virus est toujours là. Nous espérons que les gens continueront à être prudents et que nous éviterons une deuxième vague. Mais il faut de toute façon se préparer à affronter ce type de problème à l’avenir. Si ce n’est pas le Covid-19, ce sera sans doute autre chose. Il faut apprendre à s’adapter."