Leur nombre sur le terrain a été revu à la hausse ces derniers mois afin de s’assurer du bon respect des mesures sanitaires prises dans le cadre de la crise Covid-19. La fin d’année ne changera pas la donne, que du contraire. Dans la cité des Loups, il faut s’attendre à voir de nombreux policiers patrouiller le soir et la nuit du réveillon.

Le chef de corps de la zone de police locale l’annonce : les effectifs seront doublés les soirs de réveillon, et augmentés le 25 décembre et le 1er janvier. "Nous maintenons des effectifs importants, comme chaque année, et procédons à quelques adaptations compte tenu de la crise", confirme Eddy Maillet.

"Au-delà des interventions classiques et de la campagne Bob, la fin d’année sera également axée sur les missions de sécurisation avec des patrouilles en rue, dans les centres-villes, dans les commerces… En ce qui concerne le couvre-feu, des effectifs ne seront pas spécifiquement dédiés à sa surveillance. Ce sont les patrouilles habituelles qui veilleront au grain."

Si la mobilisation sera importante, Eddy Maillet fait aussi le vœu d’une société plus solidaire. "Nous avons parfois l’impression de faire face à des personnes qui se fichent de tout et qui ne pensent qu’à leur propre petite personne. C’est par exemple le cas dans les magasins, où la règle selon laquelle il faut faire ses courses seul n’est pas respectée. Tout le monde est épuisé par cette crise, nous ne pouvons que demander à chacun de faire preuve de civisme."

Un devoir moral

Le chef de corps l’admet, pour ses équipes aussi, la situation est pesante. "Moralement, ce n’est pas simple tous les jours. Le Covid n’a pas balayé nos missions habituelles, elle les a simplement alourdies. Formuler des remarques à l’attention de ceux qui ne respectent pas les règles, dresser des PV… Cela ne nous réjouit pas. On a parfois envie de se dire tant pis, de passer notre chemin… Mais nous avons un devoir, notamment moral, à l’égard de tous ceux qui respectent les mesures." Ce lundi, la police locale de La Louvière a décidé de maintenir le dispositif Covid jusqu’au 15 janvier au moins et non jusqu’au 4 janvier comme initialement prévu. Une disposition qui doit notamment permettre d’encadrer les soldes et gérer l’affluence attendue dans les magasins.