En ce début d’année, plus de 16,7 millions d’euros seront octroyés par la Région afin de financer la construction ou la rénovation de complexes sportifs, de terrains de football ou encore de courts de tennis. Chez nous, plus de 1,2 million d’euros de moyens publics seront investis au profil de l’ASBL RAAL services. C’est l’école des jeunes de la RAAL qui devrait profiter de cette enveloppe et ainsi construire un nouveau terrain synthétique, une aire d’entraînement sablée au bénéfice des gardiens, un street-workout ou encore de nouvelles tribunes et deux billetteries.

Si l’heure est aux réjouissances du côté des principaux intéressés, on grince des dents du côté de la Ville. Le collège déclare en effet s’interroger sur la motivation du choix du projet à soutenir. "Sans remettre en question l’intérêt des aménagements qui seraient opérés sur le site Saint-Julien, le collège communal tient à souligner que lorsque les moyens publics sont limités, les choix doivent s’opérer en privilégiant les situations les plus urgentes."

Le débat se politise

Autrement dit, le dégagement de subsides pour le Royal football club Étincelle Maurage, dont les installations présentent un état de vétusté important, contrairement au site Saint-Julien, sur lequel de nouveaux vestiaires ont été installés et où des pourtours ont été clôturés à charge de la Ville il y a moins d’un an. "Le collège bataille depuis la précédente mandature pour obtenir un financement régional au profit de Maurage", rappelle encore le bourgmestre, Jacques Gobert (PS).

La jalousie pointerait-elle le bout de son nez ? La déception n’est en tout cas pas dissimulée. "Le RFCE Maurage évolue sur un site privé et ses installations sont complètement dévastées par le temps. Les vestiaires ont plus de 40 ans et n’offrent aucun confort, les tribunes sont à découvert et l’électricité est défaillante."

Le débat se politise lorsque le collège s’interroge sur un possible lien entre cette décision et celle de Jonathan Christiaens, président du club de Maurage, de quitter le groupe MR dont est également membre Valérie De Bue, ministre compétente pour l’octroi de ces subsides. "Comment expliquer cette priorisation entre les projets, sans concertation d’aucune sorte avec les autorités communales, sans tenir compte du projet défendu par celle-ci et en privilégiant un projet privé, inconnu jusqu’alors ?"

Le débat sera relancé en séance du conseil communal prochain afin d’envisager un financement des installations du RFCE Maurage sur fonds propres.