Dimanche soir aux alentours de 22 heures, les pompiers ont été requis à la rue Nestor Jonet, à Courcelles.

A hauteur du petit rond point, en bas de la rue, un véhicule était en proie aux flammes. C'est le dixième en un an, signalent les habitants. "Ca a fait un gros boum, hier soir en pleine soirée. Je me suis demandé ce qu'il se passait mais je n'ai pas osé aller voir", raconte une voisine qui habite à quelques mètres des lieux de l'incendie. Les riverains commencent à en avoir ras le bol, rapporte notre correspondant sur place dans la soirée de dimanche. La dernière fois, un des riverains a eu son véhicule touché par le rayonnement d'une voiture volée qui brûlait. 

Sur place, on aurait plutôt envie de parler de résignation que de ras-le-bol. "C'est loin d'être la première fois, et c'est loin d'être la dernière", raconte Jacqueline. "Ca fait 82 ans que j'habite la rue, j'ai l'impression que c'est de pire en pire. Au moins, avant, c'était un quartier paisible, et simple, mais aujourd'hui dès que la nuit tombe il n'y a plus un chat dehors. A part pour ces voitures qui brûlent, ce qui est inquiétant c'est que c'est plutôt régulier." D'après elle, ce sont souvent des "vieux tacots" qui s'embrasent dès la nuit tombée. "Les voisins qui viennent me voir me disent qu'ils ont peur pour leur voiture, pour la sécurité du quartier... et c'est vrai que c'est inquiétant", continue Jacqueline. 

Mais personne ne sait pourquoi, ni à cause de qui, ces voitures brûlent. Cependant, pour Nicole, quelques maisons plus bas dans la rue Jonet, c'est clairement la même bande : "Ils traînent ici. La fille de ma voisine a eu sa voiture brûlée, presque au même endroit que celle de cette nuit, il n'y a pas six mois. Et le voisin d'en face, comme moi, a reçu un clou dans sa serrure : ils n'étaient pas là pour cambrioler, non, c'était juste pour embêter le monde visiblement... Ca m'a coûté plus de 100€."

Nous avons demandé une réaction de la commune de Courcelles.

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