Il reproche à l'organisation de laisser le site de la gare de Saint-Ghislain sale tout au long du festival.

Ce lundi, le site des éoliennes se vidait de ses derniers campeurs et les portes du Dour Festival se refermaient derrière eux. Dans le même temps, les équipes s’activaient afin de débuter le nettoyage de la plaine. En soirée, Jérémy Bricq (PS), échevin à Saint-Ghislain, dressait un constat amer et poussait un coup de gueule à l’attention de Carlo Di Antonio, fondateur de l’événement et ministre sortant en charge de l’environnement, et Damien Dufrasne, directeur du festival.

Pour le jeune élu saint-ghislainois, en matière de propreté, ses deux interlocuteurs n’obtiennent pas la moyenne. « Vous vous targuez d’avoir un site totalement green, propre en permanence, et c’est bien vrai mais vous délaissez le lieu d’arrivée et le départ des festivaliers », écrivait-il publiquement sur les réseaux sociaux. Faisant référence à la gare de Saint-Ghislain, depuis laquelle de nombreuses navettes transportaient les festivaliers, il se disait « médusé en constatant le carnage ».

Il en profitait pour reprocher à ses interlocuteurs de ne « pas avoir respecter la délibération du collège communal » en installant non pas une « petite caravane mais un portakabin ». « La délibération qui a pu vous parvenir dit que le nettoyage doit être réalisé par les organisateurs le 16 juillet mais ne pensez-vous pas qu’une green team soit aussi nécessaire en permanence sur le lieu d’arrivée et de départ ? »

Et de poursuivre : « les papiers et autres déchets vont s’envoler et donc impacter plus encore notre planète. J’espère que vous reprendrez l’ensemble des déchets car il serait injuste que les habitants de l’entité de Saint-Ghislain paient l’enlèvement des déchets. » Jérémy Bricq précise encore être ravi que sa commune soit partie prenante de l’organisation du festival mais réclame donc davantage de mesures en matière de propreté.

Ce à quoi Damien Dufrasne n’a pas manqué de répondre. « Vous êtes certainement nouveau au collège puisque si vous connaissiez le dossier, vous sauriez que chaque année, une équipe du festival se rend chaque mardi nettoyer la zone de la gare de Saint-Ghislain et que cela se passe très bien depuis des années… » Le choix d’un portakabin avait quant a lui été posé au bénéfice des travailleurs et pour améliorer leurs conditions de travail.

« J’ai par ailleurs eu énormément d’échos positifs des commerçants de la place de la gare qui, tant à l’arrivée qu’au retour des festivaliers, font un chiffre d’affaire important. En tant qu’échevin, j’espère que vous soutenez le commerce local. Le plus simple aurait été de me contacter directement… Nous ne faisons que respecter nos engagements. » Sur les réseaux, la polémique semble s’être éteinte d’elle-même.