Hainaut

Comme lors de chaque début d’année, l’institut Vias publie le rapport de sa grande enquête réalisée pour la septième année de suite. Celle-ci porte sur le sentiment d’insécurité des Belges dans la circulation, leur comportement en matière de déplacements et les risques qu’ils prennent.

Mais pour la première fois, les personnes ont aussi été sondées à propos de plusieurs mesures en matière de mobilité. "Au cours de cette édition, un échantillon représentatif de 6 055 personnes a été interrogé. Cet échantillon est suffisamment important pour pouvoir ventiler les résultats en fonction des provinces", précise Vias.

Ce qui en ressort, c’est que le Hainaut porte le bonnet d’âne de la classe wallonne. Pas moins de 9 % des habitants du Hainaut avouent conduire au moins une fois par mois sous l’influence de drogues. C’est le pourcentage le plus élevé de toute la Belgique (avec Bruxelles), et c’est trois fois plus que dans la province de Luxembourg par exemple (3 %). C’est également dans le Hainaut que l’on retrouve le plus de conducteurs qui roulent sous l’influence de somnifères ou de calmants (9 % contre une moyenne de 5 % en Belgique).

On y boude les transports en commun

En matière de transports en commun, le Hainaut n’obtient pas non plus les meilleurs résultats. La province de Hainaut est, avec le Luxembourg, celle où l’on utilise le moins les transports en commun : seulement 30 % des habitants les ont empruntés au cours de l’année écoulée (contre 36 % en moyenne en Wallonie). C’est aussi dans le Hainaut que le vélo rencontre le moins de succès : 24 % en ont utilisé un au cours de l’année écoulée.

Plus globalement, l’enquête révèle que les conducteurs et occupants de voiture se sentent nettement moins en sécurité dans la province de Hainaut que dans les autres provinces. Idem pour les piétons, dans une moindre mesure. L’enquête s’est aussi penchée sur les solutions pour lutter contre les embouteillages. Parmi elles, les avis divergent sensiblement pour ce qui est de la taxe kilométrique intelligente. En Wallonie, 29 % y sont favorables mais près de 49 % s’y opposent. Le pourcentage de partisans est beaucoup plus important en Flandre (43 %). C’est dans le Hainaut que ce nombre est le moins important : seulement 27 %.


Seulement 2 % en province de Luxembourg

Luxembourg Cocorico en matière de conduite sous l’influence de l’alcool, de drogues, de calmants.

Seulement 2 % des habitants de la province de Luxembourg déclarent conduire au moins une fois par mois après avoir consommé de l’alcool.

C’est le pourcentage le plus bas de Belgique (9 % en moyenne) et un chiffre huit fois moins élevé que dans le Namurois. Le Luxembourg est également le meilleur élève de Belgique en ce qui concerne la conduite sous l’influence de drogues ou de calmants, l’utilisation du GSM au volant ou le fait de prendre des photos en conduisant.

De toutes les provinces belges, c’est dans le Luxembourg que le vélo rencontre le moins de succès : seuls 16 % des habitants l’ont utilisé au moins une fois au cours de l’année écoulée (contre 25 % en moyenne en Wallonie). Lien de cause à effet, c’est dans la province de Luxembourg que les cyclistes se sentent le plus en insécurité. "Les plus longues distances à parcourir et le relief beaucoup plus accidenté qu’ailleurs jouent indéniablement un rôle dans ce phénomène", analyse Benoît Godart, porte-parole d’ l’institut Vias.

Moins de transports en commun

Les habitants de la province de Luxembourg utilisent aussi moins les transports en commun (30 % contre 36 % en Wallonie). "Ce qui est normal étant donné l’offre moins importante qu’ailleurs. Ainsi, de grandes villes de la province comme Bastogne ne comptent même pas une gare de trains."

Pour lutter contre les embouteillages, les avis divergent sensiblement pour ce qui est de la taxe kilométrique intelligente. En Wallonie, seuls 29 % y sont favorables, mais c’est dans la province de Luxembourg que l’opposition est la plus farouche : plus de la moitié (51 %) est contre.