Marwan Y. (24 ans), accusé du meurtre de son père, Ahmed, commis à Farciennes le 23 décembre 2017, a été interrogé par la présidente de la cour d’assises lors de l’instruction d’audience, lundi matin à Mons. Le jeune homme est actuellement en détention préventive. Seul garçon d’une fratrie de trois enfants, il était étudiant en perdition quand il a tué son père. Passé aux aveux six jours après les faits, il avait expliqué s’être battu avec son père, qu’il a étranglé avant de se débarrasser du corps, qui a été retrouvé enfoui à trente centimètres de profondeur dans un bois. Le fils s’était débarrassé de ses vêtements et de ceux de son père, enterré vêtu d’un slip et de chaussettes.

L’enquête a révélé que le fils souhaitait que la maison familiale revienne à sa mère, alors que son père comptait la vendre.

Le juge d’instruction et les policiers chargés d’enquêter ont souligné lundi devant la cour d’assises que l’accusé avait pris toutes ses précautions, en vain, pour éviter d’être pris. Il avait curé les ongles de son père, qui l’avait griffé au visage, avec une brosse à dents et nettoyé son corps avec des lingettes, afin d’effacer toute empreinte génétique. Il avait ensuite enterré la victime dans un bosquet peu fréquenté, situé entre trois voies rapides.

La sœur d’Ahmed s’était présentée au poste de police le 26 décembre, inquiète de ne plus avoir de nouvelles de son frère depuis plusieurs jours, ce qui n’était pas son habitude. Le 29 décembre, le juge d’instruction ordonne une perquisition chez Marwan et sa mère. Interrogé sur deux SMS envoyés à son père, le 23 décembre à 15 h 24, l’accusé passe aux aveux. Il a envoyé ces deux messages à son père après l’avoir tué. Il y écrit qu’il regrette qu’il ne soit pas venu à leur rendez-vous et lui dit d’aller se faire foutre. Or, les images de caméras de surveillance prouvent qu’ils se sont vus.

Le jeune homme, placé sous mandat d’arrêt pour meurtre, explique que son père l’a insulté sur une passerelle, qu’ils se sont battus et qu’il l’a étranglé. Il a caché le corps et est revenu, plus tard, la nuit, pour l’enterrer.

Lundi, le jeune homme a confirmé les faits devant la cour.