Le notaire Emmanuel Tondreau, déçu par le CDH, a décidé de rejoindre les rangs du MR. «Je vois souvent Richard Miller (échevin des Finances et tête de liste au MR, NdlR) et c'est naturellement que les choses se sont faites. On en a parlé pour la première fois le soir de la montée de l'Albert en D 1.»

«D'emblée, je lui ai dit que s'il nous rejoignait, il devait être à une place en vue, poursuit Richard Miller. C'est pour cette raison que nous avons opéré des changements dans la liste que nous avions présentée le 23 avril dernier. Bernard Beugnies glisse ainsi à la dernière place. Henri Blondeau, président de la section locale, a accepté de la lui laisser. Il se retrouve à la 8 éme tandis qu'Hervé Jacqmin passe à la 9e position. Enfin Fabienne Hannotte passe la 9e à la 11e place.»

Dans un premier temps, Emmanuel Tondreau s'annonce comme un candidat d'ouverture mais il assure qu'il sera très prochainement membre à part entière du MR. «Pour moi, le MR incarne le meilleur parti pour servir la ville de Mons et ceux qui me connaissent savent que je ne fais de la politique que pour servir la commune.» Avec ce renfort de poids et très expérimenté, un municipaliste de longue date, le Mouvement réformateur pourrait encore glaner quelques points et asseoir un peu plus sa position de partenaire du PS, même son ambition reste de lui tailler des croupières.

«Notre ambition est de casser la majorité absolue du PS à Mons. Nous voulons être plus forts dans une prochaine majorité,» précise Richard Miller. Et Emmanuel Tondreau, qui semble d'ores et déjà très à l'aise aux côtés de son chef de file, d'ajouter: «En 2000, le PS a profité de l'explosion de Di Rupo, pourtant la population montoise n'est pas majoritairement socialiste. Les électeurs montois veulent un équilibre qui n'est pas présent pour le moment et donc il se peut qu'ils changent leurs votes.»

Au profit de qui? On ne le saura qu'au soir du 8 octobre.

© La Libre Belgique 2006