Mardi soir, le projet Coléco a fait l’objet d’une première séance d’information.

Le projet Coléco a pour objectif de lancer une dynamique d’autoconsommation collective en Wallonie picarde.

"Le principe est très simple. Nous envisageons de poser des panneaux photovoltaïques sur le toit des bâtiments communaux, au centre d’Estaimpuis. L’énergie verte, produite par ces installations, servira évidemment à alimenter nos infrastructures, mais également un certain nombre d’habitations dans un proche rayon d’action", explique le bourgmestre Daniel Senesael (PS).

Jusqu’à fin décembre, des démarches de sensibilisation et de participation citoyenne sont ainsi menées pour inciter les habitants des quartiers concernés à s’impliquer dans la construction d’une communauté locale d’énergie.

"Cette démarche écoresponsable ne peut en effet se concevoir sans l’approbation des habitants de la commune. C’est la raison pour laquelle, avec force de conviction, nous les invitons à ces séances d’information, précise le mayeur estaimpuisien parti, pour l’occasion, en croisade écologique. Nous sommes la huitième commune de Wallonie picarde à marquer notre intérêt pour le développement de ce programme lancé par Ideta, et l’IEG, du côté de Mouscron. Mais, à l’instar de la commune voisine de Pecq, nous nous activons à mettre sur pied ce projet pilote", poursuit Daniel Senesael.

Soutenir le développement durable

"Les premiers Estaimpuisiens concernés ont perçu leur intérêt. Car il va de soi que leur adhésion à la charte Coléco se traduira par une diminution sensible de leur facture d’électricité."

À Estaimpuis, la première phase du projet pourrait intéresser jusqu’à 170 habitations, selon l’ampleur de l’installation des panneaux photovoltaïques sur les toits des bâtiments communaux.

L’investissement communal, sur deux exercices annuels, s’élève à 20 000 euros pour bénéficier de l’accompagnement d’Ideta.

Mais, dès à présent, il faut informer et convaincre, ce qui n’est pas toujours évident.