Hainaut

Le travail reprendra ce vendredi après plus de deux semaines de grève.

L'atelier de la Maison Thirion, à Ressaix, est prêt à redémarrer. Au terme d'une très longue assemblée générale du personnel qui s'est tenue ce mercredi matin, les travailleurs ont finalement accepté de reprendre leurs activités dès ce vendredi. Ce sont les arguments de l'administratrice provisoire et des syndicats qui ont amené un vote à l'unanimité en faveur d'une reprise.

L'entreprise est non seulement mise sous tutelle mais elle est aussi en citation de faillite. Le tribunal du commerce de Charleroi se prononcera sur cette faillite à la fin du mois de juin. En attendant, il était primordial pour la Maison Thirion de montrer à un éventuel repreneur la viabilité du groupe tout en maintenant le lien avec les multiples indépendants fournis par l'atelier. Il fallait également reprendre la production afin d'aller chercher des liquidités pour le paiement des salaires.

Les magasins seront donc ouverts dès ce dimanche 2 juin. "Au nom de tout le personnel de la Maison Thirion, nous avons le plaisir de vous annoncer que nous reprenons le travail", commente la direction. "L’entreprise est actuellement gérée par le personnel, avec le support d’une administratrice, et ce jusqu’à nouvel ordre. Nous sommes très heureux et impatients de vous retrouver avec notre gamme de plaisirs gourmands. Nous vous remercions de votre compréhension durant ces deux semaines d’arrêt."

Pour rappel, un mouvement de grève a éclaté le 14 mai dernier au sein de l'atelier. Les travailleurs étaient partis en grève afin d'exprimer leurs inquiétudes. Ils attendaient des précisions sur un éventuel plan de relance du holding SnG. Cette entreprise familiale emploie environ 120 travailleurs et fournit 18 boulangeries dans la région du Centre, du Brabant Wallon et à Mons, qui nétaient plus approvisionnées depuis lors.

Il a été décidé de ne pas introduire de procédure de réorganisation judiciaire (PRJ) car l'entreprise manque de liquidités et n'entre donc pas dans les conditions pour en bénéficier. Le groupe Thirion accuserait en effet une dette de près d'un million et demi d'euros.

Isabelle Bronkaert, administratrice provisoire de Thirion, expliquait il y a quelques jours qu'il "existe des tentatives de la direction de mettre sur pied un plan de redressement en interne avec des partenaires extérieurs. Le tribunal devra donc statuer, vers la mi-juin, sur le dossier et examinera la validité et la viabilité à court terme d'un plan de redressement qui pourrait être déposé, ce qui postposerait éventuellement la faillite".