Malgré les conditions sanitaires, le Hurlu a pu être mis à l’honneur durant tout ce week-end. Si la traditionnelle fête n’a pas pu se tenir, un événement a tout de même vu le jour avec Les Hurlus entrent en scène.

Au programme, de nombreux spectacles de rue, diverses animations, la bénédiction des animaux ou encore une exposition de Géants. L’événement phare était cependant à retrouver ce dimanche, sur le coup de 12h, avec l’inauguration du Hurlu.

Parfaitement orchestrée via une petite mise en scène nous renvoyant en 1568 où un Bailli se voyait charger de communiquer les dernières directives émises par le Duc d’Albe et qui faisaient largement références aux mesures sanitaires que nous connaissons depuis des mois, cette inauguration a permis à la bourgmestre Brigitte Aubert de rappeler les origines de la mascotte mouscronnoise.

“Hurlu est devenu le parfait alter ego de Mouscronnois. Pas un orateur, pas un rédacteur n’évoque notre cité sans citer ce cher Hurlu, évoque à raison Brigitte Aubert. Pour acquérir ses lettres de noblesse, le Hurlu a dû se battre. Ses origines ne plaidaient pas en sa faveur. Le Hurlu était une véritable terreur, criant avec les loups après la commission de prétendus horribles forfaits.”

S’il est devenu le symbole de Mouscron, c’est grâce à son côté rebelle, sa légère allergie à l’autorité et sa résistance face aux puissants. “Tout cela est en effet inscrit dans le caractère de nos concitoyens. Mais aussi ce courage, cette ardeur au travail, cette fierté face aux obstacles et aux plus forts. Et, surtout, cette ouverture aux autres, née d’un heureux métissage porté par une réalité géographique si particulière.”

Déjà représenté précédemment sur le perron de l’ancien Hôtel de Ville, le Hurlu est donc de retour sur la Grand’Place dans un nouvel écrin. Désormais entièrement doré, le Hurlu doit à l’artiste Osvaldo Parise sa fringante nouvelle prestance qu’il mérite.

“Le Hurlu cohabite désormais avec la statue d’Alfred Gadenne qui a récemment été inaugurée, détaille encore la bourgmestre. S’ils posent un regard sur le passé, ces deux témoignages artistiques sont précieux pour l’avenir. Ils nous indiquent le chemin à suivre et nous invitent à répondre à l’appel du cœur. Plus simplement, ils nous offrent l’occasion d’une visite et l’assurance de bons moments à passer sur la Grand’Place, autour et aux alentours de notre nouveau centre-ville.”

Un événement qui s’est parfaitement inscrit dans ce week-end festif. “En mettant l’accent sur le folklore et sur le passé, en plaçant les habitants au centre de l’attention, le Hurlu a répondu à toutes les attentes.”

© DELFOSSE