En 2016, la société Clarbout Potatoes s’implantait à Frameries, au cœur de la zone d’activité économique, via l’exploitation d’un centre de stockage et de pré-traitement de pommes de terre. Aujourd’hui, l’entreprise familiale spécialisée dans les produits à base de pomme de terre précuits et surgelés souhaite poursuivre son développement.

Fin 2018, une demande de permis était ainsi introduite pour l’aménagement d’un congélateur/centre logistique de produits finis à côté des deux centres de stockage existants. Le permis pourrait être octroyé dans les jours à venir, ce qui permettra la création de plusieurs emplois, à savoir 10 à 15 équivalents temps plein. Quelque 12 millions d’euros sont consacrés à cette seconde phase.

Une troisième phase de développement

Mais la société voit plus loin et évoque une troisième phase de développement : à terme, elle souhaite construire une unité de production de frites et d’autres produits dérivés de la pomme de terre. Cette nouvelle usine devrait permettre la production de 230 tonnes de frites surgelées par jour, de 400 tonnes par jour de produits spécialisés et de 100 tonnes par jour de flocons de pommes de terre.

Une étude de faisabilité est en cours mais si le projet voit le jour, ce sont entre 300 et 500 emplois sur 10 à 15 ans qui seront ouverts. Le montant de l’opération est lui aussi colossal : on parle de 300 à 500 millions d’euros investis sur 10 à 15 ans.

Promesse de transparence

"Depuis toujours, nous travaillons avec les agriculteurs via le suivi des cultures et récoltes de pommes de terre, un suivi de contrôle de qualité pendant la croissance et la conservation, via la planification des récoltes et la gestion des stocks… Mais nous mettons également un point d’honneur à collaborer avec les riverains via un registre et un suivi permanent des plaintes et une communication permanente", insiste Danny Wiels, consultant environnement de Clarbout.

Une réunion d’information sera organisée le 29 janvier prochain (à 19 h à l’Uphoc, avenue des Nouvelles Technologies 59 à Frameries). "Nous voulons donner la possibilité à chacun de poser les questions légitimes, notamment en matière de nuisances, même si tout sera fait pour les limiter au maximum", ajoute Jean-Marc Dupont (PS), bourgmestre. Selon ce dernier, les retours sont pour l’instant principalement positifs et liés à la création d’emplois. Mais une levée de boucliers de la part des riverains voisins n’est pas pour autant à exclure dans les semaines à venir.