Alors que l'union entre le PS et John Joos a volé en éclats, depuis les rangs de l'opposition, Georges-Louis Bouchez tire les marrons du feu. Avec l'exclusion du conseiller Citoyen en effet, les socialistes comptent désormais 22 sièges sur 45 au conseil communal.

"Avant les élections, je m'étais fixé pour objectif que le PS n'ait plus de majorité absolue à Mons", souligne Georges-Louis Bouchez de Mons en Mieux. "Le PS ne l'avait déjà plus en nombre de voix, sa majorité absolue tenait aux deux sièges Citoyen qui étaient rattachés à son groupe. Aujourd'hui, notre objectif est atteint. La fin de la majorité absolue du PS à Mons, ça signifie plus de démocratie et plus d'ouverture."

Les tensions étaient palpables entre John Joos et le PS. Depuis les rangs de l'opposition, Mons en Mieux n'aura évidemment pas cherché à les apaiser. En juillet dernier, le groupe glissait ainsi une peau de banane et proposait une motion pour que John Joos prenne la présidence du conseil communal. Motion rejetée sans ambages par le PS, c'est le bourgmestre Nicolas Martin qui doit continuer à mener les débats. Pour John Joos, la position était plus compliquée: confier la présidence du conseil communal à un autre élu fait partie du programme du mouvement Citoyen. John Joos avait finalement rejeté la motion pour la forme que lui donnait cette manœuvre politicienne de Mons en Mieux. Mais il ne l'avait pas reniée sur le fond, ce qui avait entraîné de nouvelles tensions avec le groupe PS.

À présent, l'union avec John Joos est consumée. Les socialistes n'ont plus la majorité absolue. Objectif atteint pour Mons en Mieux. Et si la coalition PS-Ecolo dispose toujours de 28 sièges sur 45, Georges-Louis Bouchez s'interroge sur la suite des événements, pas vraiment de manière innocente. "Le PS exclut John Joos. Ces derniers temps, on a aussi pu voir des tensions avec le partenaire Ecolo. Ça pose un vrai questionnement sur la capacité du collège à prendre des décisions pour la Ville à l'avenir."

La vie politique n'est pas un long fleuve tranquille dans la Cité du Doudou. Le leader de Mons en Mieux en sait quelque chose. Mais cette fois-ci, c'est lui qui peut se frotter les mains.