Les pompiers, appelés sur place à 2h40, ont constaté à leur arrivée que la travée centrale du dépôt, qui en compte trois, était en feu. Avec l'aide du personnel qui se trouvait déjà sur place, les deux autres travées d'autobus ont pu être dégagées, et les véhicules mis à l'abri.

Les pompiers du poste avancé sont également intervenus et ils ont maîtrisé le feu deux heures après le début de l'incendie. Une vingtaine de bus ont été détruits par les flammes. La structure du bâtiment a également été touchée, mais il ne semble pas que cela doive empêcher le trafic de se dérouler dans la matinée de mercredi, indique-t-on encore sur place.

Seuls quelques services de bus ont été supprimés mercredi matin sur les lignes du TEC Charleroi à la suite de l'incendie qui a démoli cette nuit le dépôt Genson et 22 véhicules qui s'y trouvaient. La suppression de ces bus n'a pas causé d'embarras majeurs. En effet, ils sont dits de dédoublement, c'est-à-dire qu'ils viennent en renfort sur certaines lignes au moment des heures de pointe.

Or, depuis quelques jours, avec la fin de l'année scolaire, le volume de passagers est en nette diminution, ont affirmé les responsables du TEC Charleroi. Les autres services ont pu être assurés grâce à des transferts de véhicules entre les trois dépôts du TEC Charleroi.

Le ministre de tutelle, Philippe Henry est arrivé mercredi peu après 10 heures au dépôt Genson. Il doit constater les dégâts et participer à la conférence de presse prévue sur place à 11 heures.

Le coût moyen d'un bus est d'environ 200.000 euros

Un incendie au dépôt Genson du TEC Charleroi, à Montignies-sur-Sambre, a ravagé une vingtaine de bus dans la nuit de mardi à mercredi. Le préjudice n'a pas encore été identifié mais le coût moyen d'un bus est estimé à environ 200.000 euros. Un bus a une moyenne de vie de 15 ans. Mais le parc est remplacé régulièrement pour éviter les dépenses massives. "Le renouvellement est permanent. Cela permet d'éviter de débloquer des budgets trop importants en une seule fois", a expliqué le ministre wallon de la Mobilité, Philippe Henry.

Les 20 bus incendiés ne pourront pas être remplacés immédiatement. "Il faut un délai entre la commande et la livraison", a encore remarqué le ministre Henry, qui s'est rendu sur place dans la matinée pour constater l'ampleur des dégâts et dégager des premières pistes de solutions. p> La thèse de l'accident est privilégiée

Les responsables du Tec Charleroi ont privilégié mercredi lors d'une conférence de presse la thèse de l'accident pour expliquer le déclenchement de l'incendie qui a détruit durant la nuit 22 bus au dépôt Genson de Montignies-sur-Sambre (Charleroi). Les images recueillies au quartier central de surveillance montrent selon eux d'épaisses fumées blanches. L'incendie pourrait avoir été provoqué par la défaillance d'une batterie. Voici quatre ans, ce type de défaillance avait donné lieu à un accident du même type à Liège, a rappelé Gérard Monseux, le président du TEC Charleroi. Mais cette piste n'est qu'une parmi d'autres.

Peu de perturbations sont attendues sur les lignes du Tec Charleroi d'ici au mois de septembre. Le transfert de véhicules devrait permettre d'assurer la quasi-totalité des services.

En septembre en revanche, avec la rentrée scolaire, des problèmes sont annoncés. Les responsables du Tec vont essayer d'obtenir quelques véhicules dans les autres sociétés SWRT. La livraison de 11 nouveaux bus articulés est en outre attendue pour septembre. Toutefois, ces apports pourraient ne pas suffire dans l'immédiat, a indiqué Gilbert Delva, directeur du Tec Charleroi.

La valeur d'achat des bus détruits s'élève à 4 millions d'euros. Neuf des bus avaient déjà été amortis. Le Tec Charleroi est assuré pour ces bus ainsi que pour le bâtiment, qui a également souffert de l'incendie. Un expert sera dépêché dans les prochains jours pour évaluer la stabilité du bâtiment.