Les travaux ont du retard sur la place qui doit accueillir 8 000 coureurs le 11 novembre.

Le chantier de réhabilitation et d’aménagement de la place de la Rabecque aurait dû s’achever d’ici quelques semaines. Du moins avant le 11 novembre.

Pourtant, à un mois de la course du Souvenir, qui draine des milliers de coureurs sur l’esplanade de Ploegsteert (Comines-Warneton), l’état actuel des travaux préoccupe ses organisateurs. "La semaine dernière, l’entrepreneur a dû ouvrir le pavage, car la gaine qui permet l’installation du câblage des caméras de surveillance du site présentait un défaut d’écrasement", explique Philippe Mouton (Écolo), échevin des Travaux. Ce qui justifie l’état actuel du chantier. Mais ne devrait cependant pas laisser de balafre à la Rabecque d’ici quelques jours.

Problème de coordination

"Par contre, ce qui est plus problématique c’est la construction de l’arrêt de bus. Car ce chantier n’est pas du ressort de l’entreprise mandatée par la commune, mais de celui du Service public de Wallonie" reconnaît le maître d’œuvre. "C’est là que le bât blesse, car le chantier en cours se situe à l’endroit même où l’on juge les arrivées des 8 km et du semi-marathon", se tourmente Jean-Jacques Vandenbroucke. "Car pour l’heure, on se croirait au milieu des tranchées. C’est problématique, d’autant qu’une fois la ligne d’arrivée franchie, il faut ensuite canaliser plus de 8 000 coureurs en direction de la place" ajoute l’organisateur en peine de trouver une alternative. "Et puis il y a l’aménagement du monument aux morts qui est aussi en souffrance. Sur un espace que nous utilisons, chaque année, pour la logistique de l’épreuve."

Des solutions à trouver

L’échevin des Travaux se veut malgré tout rassurant et rencontre d’ailleurs les organisateurs de la course du Souvenir ce mardi après-midi. "Nous comprenons leurs inquiétudes, mais nous voulons aussi les rassurer. La trente-neuvième édition de la course du Souvenir justifie que la commune soit à leurs côtés pour garantir la sécurité et la réussite de l’événement" reprend Olivier Mouton. "Nous allons faire le tour de la place de la Rabecque, avec Jean-Jacques Vandenbroucke et son épouse. Et délimiter les zones d’accès au public, en sécurisant les abords du chantier inachevé à la date du 11 novembre. Du reste, les tests à la plaque, réalisés vendredi afin de s’assurer de la stabilité des sols de l’aubette de bus, sont positifs. Le SPW peut donc aussi envisager, de son côté, de couler la chape de béton, si les intempéries ne s’en mêlent pas du moins."