La cour d'assises du Hainaut a condamné, jeudi, Jordan David a 18 années de réclusion criminelle pour le meurtre de Marie-Hélène Di Francesca, commis la nuit du 4 au 5 avril 2018, à Estaimpuis. 

La cour a retenu des circonstances atténuantes en faveur du coupable. Il s'agit de son jeune âge, 21 ans au moment des faits, et de l'absence d'antécédent judiciaire. Plus tôt, une peine de vingt ans avait été requise par le ministère public.

La nuit du 4 au 5 avril 2018, Marie-Hélène Di Francesca avait été étranglée chez elle à Estaimpuis et Jordan David avait ensuite enterré le corps dans un bois de Cerfontaine. Pour les jurés, la circonstance aggravante de préméditation n'est pas retenue. Ils n'ont pas été convaincus par les éléments avancés par l'accusation. Le débat sur la peine aura lieu jeudi. Dans son réquisitoire, l'avocat général avait indiqué que, selon lui, sept points convergeaient vers un meurtre prémédité mais ceux-ci on été démontés, un par un, par la défense. Lors des répliques, l'avocat général avait reconnu que les arguments de la défense étaient aussi plausibles que les siens. Dès lors, il y avait un doute qui profitait à l'accusé.

Me Rivière, avocat des parties civiles, était lui même convaincu que le meurtre n'était pas prémédité. Ce dernier estimait que la résolution criminelle est apparue quand Marie-Hélène est lourdement tombée sur le sol après avoir été poussée par Jordan. Craignant qu'elle aille se plaindre à la police quand elle retrouverait ses esprits, Jordan a décidé de la tuer afin de ne pas réduire à néant ses efforts pour intégrer l'armée. Il a alors étranglé la victime avec une cordelette qu'il avait toujours en poche, a nettoyé la maison et a embarqué le corps pour l'enterrer au lieu de le jeter dans l'Escaut.