Hainaut Le record de 2017 est d’ores et déjà battu.

Huit millions de passagers : l’aéroport de Charleroi est bien parti pour atteindre un cap qu’il semblait s’être résigné à ne pas franchir en 2018, en raison de l’annulation de nombreux vols de Ryanair durant les grèves de pilotes. La barre des 7,9 millions a été franchie ce mercredi, ce qui marque un nouveau record de fréquentation.

En 2017, BSCA avait enregistré le passage de près de 7,7 millions de voyageurs. Quel que soit le résultat final, l’année se clôturera donc à nouveau sur une hausse. Elle pourrait même aller au-delà des attentes si le défi est relevé : il reste en effet quelques jours pour atteindre les huit millions. À ce stade, rien ne permet d’affirmer avec certitude que ce sera le cas, indique Jean-Jacques Cloquet, le chief exécutive officer en partance vers Pairi Daiza. Cela dépendra en effet du remplissage des appareils en rotation jusqu’au 31 décembre.

Entre le 1er décembre et le 25 décembre où ses infrastructures restent ouvertes, le Brussel South Charleroi Airport a enregistré 2834 mouvements. À la même période en 2017, on en avait comptabilisé 2 704, soit 5 % de moins. La capacité a elle aussi connu une hausse du même ordre : elle s’est élevée à 535 714 passagers contre 510 515 en 2017. Au rythme d’une vingtaine de milliers d’usagers par jour, BSCA pourrait clôturer l’année sur une fréquentation record. En octobre, une nette progression du trafic voyageurs avait déjà fait gonfler les statistiques : avec 751 986 usagers, le friendly airport avait effectué un bond de 9 % par rapport à l’exercice précédent. Il continue à gagner du terrain.

Si Air Belgium a interrompu ses vols, de nouvelles destinations ont été annoncées : fin octobre, TUI fly a confirmé le lancement d’une liaison vers Antalya, sur la riviera turque. À dater du 7 avril, deux rotations hebdomadaires y seront opérées, les jeudis et dimanches. Récemment, Air Algérie a entamé ses opérations au départ de Charleroi : une route vers Alger a été inaugurée.

Cette évolution salue le professionnalisme et l’efficacité de l’aéroport sur le marché international. Elle réduit également sa dépendance vis-à-vis de la compagnie irlandaise Ryanair, qui reste largement dominante avec près des deux tiers de l’activité.