En février dernier, le collectif citoyen de sauvegarde du HF4 s’était mobilisé contre le démontage des staves de refroidissement, des centaines d’éléments en cuivre intégrés à la cuve du haut-fourneau.


"Cette opération a pris fin voici deux mois",
indique l’administrateur-délégué. "C’est de manière extrêmement rigoureuse que nous mettons en œuvre les permis qui nous ont été octroyés." Saisi d’une plainte, le fonctionnaire délégué a envoyé une mission d’inspection sur le site pour s’assurer de la conformité de la déconstruction. Et les rapports sont positifs. "Si nous n’avons pas souhaité communiquer plus tôt sur ce sujet, c’est en raison des risques de vol de métaux auxquels nous sommes exposés. En région liégeoise, l’ancien haut-fourneau d’Ougrée a fait l’objet d’un pillage en règle : tout ce qui présentait de la valeur a été dérobé. À Charleroi, nous tenions à nous prémunir d’un tel risque afin de pouvoir vendre l’outil dans un état correct comme nous nous y sommes engagés." La valeur du bien a été fixée à 3,8 millions. L’an dernier, c’est à l’initiative du ministre CDH du Tourisme René Collin que le gouvernement wallon avait marqué son accord à l’octroi d’un subside de 4 millions d’euros pour le rachat de l’outil.

À ce jour, aucun acte d’achat n’a encore été signé : l’administrateur-délégué invite la Ville à prendre des mesures pour protéger l’outil des dégradations et prévenir l’intrusion de visiteurs. "Si les structures sont stables, certains éléments vétustes comme des passerelles métalliques sont dangereux." Il suggère de clôturer le périmètre pour le sécuriser, voire l’éclairer la nuit.

À l’agglomération, il faut aussi mettre les cheminées à l’abri des dommages dus aux intempéries, ce qui représenterait une dépense de 60 000 à 70 000 euros.