Les vacances de Noël sont arrivées avec une très mauvaise surprise pour bon nombre de parents d'élèves de l'école communale d'Hennuyères (Braine-le-Comte). "Mon fils de 8 ans fait partie de la classe de 3ème primaire C", débute Maïté Verhoeven qui s'exprime au nom des autres parents de cette classe. "La veille des congés, nous avons appris par un courrier que, dès le 4 janvier, sa classe serait supprimée et ses élèves répartis dans les classes de 3e A et 3e B." 

Si un telle annonce peut paraître banale, elle ne l'est plus au regard du contexte. D'abord parce qu'il s'agit d'une erreur d'appréciation de la direction de l'école qui aurait dû démarrer l'année dans ce nouveau schéma à deux classes plutôt que d'attendre le mois de janvier. La motivation avancée est en effet la mesure de recomptage mise en place entre janvier 2020 et octobre 2020 : l’école a perdu 5,18% des inscriptions donc une classe doit être supprimée.

Ce qui chagrine aussi les parents, c'est la fameuse bulle sanitaire qui va voler en éclat. "Tous les parents de la classe se mobilisent pour postposer cette suppression à la fin de l’année scolaire. Non seulement, elle perturbe nos enfants mais en plus, elle va les amener dans de nouvelles bulles puisqu’ils vont fréquenter des élèves jusqu’alors issus d’autres classes."

Les parents ont ainsi écrit à la ministre de l'éducation, Caroline Désir, pour tenter de trouver une solution. La commune de Braine-le-Comte est quant à elle également favorable à report de cette suppression. "Avec la direction, nous avons aussi envoyé un courrier à la ministre", assure l'échevine de l'enseignement Ludivine Papleux. "Nous souhaitons maintenir la situation actuelle jusqu'à la fin d'année face à ces circonstances exceptionnelles. Nous espérons qu'elle sera sensibilisée."

La commune a également souhaité agir pour éviter la suppression d'emploi de l'enseignante en charge de cette classe. "Elle perd malheureusement la gestion de cette classe, suite à l'ordre de priorités établi par le Conseil de l'Enseignement des Communes et des Provinces (CECP) mais nous lui avons attribuer d'autres charges. Il n'y a pour le moment pas d'autres solutions car nous sommes victimes de cette situation. Nous n'avons pas d'autre choix que de trouver des alternatives... à moins que la ministre fasse un geste."