L’opposition reproche au collège un manque de concertation dans ce dossier.

Nos confrères de la DH avaient annoncé, début février, l’implantation prochaine dans la cité des Géants d’un restaurant fast-food de la célèbre chaîne McDonald’s.

Pour rappel, celui-ci verra le jour le long de la route de Flobecq, près du tennis-club, dans une zone commerciale où se trouve un magasin de carrelage dont l’exploitant cesse ses activités. Il s’agit des établissements Desprets, pour ne pas le citer !

À la demande de l’opposition La Liste Athoise, ce dossier figurait au menu du conseil communal qui vient de se réunir. Sa cheffe de file a visiblement mal digéré la manière avec laquelle la majorité a traité celui-ci.

"Le permis d’urbanisme a été octroyé par la majorité en octobre dernier et c’est seulement quatre mois plus tard que nous avons appris l’existence de ce projet via les médias. Vous avez pris cette décision malgré un avis mitigé de la CCATM et sans concertation citoyenne", déplore Pascale Nouls.

40 emplois, mais lesquels ?

Cette dernière reproche au collège de ne pas avoir recueilli l’avis de la vingtaine de friteries, snacks et fast-foods artisanaux implantés sur le territoire de l’entité et qui payent la taxe foncière et l’IPP, les charges sociales et d’autres impôts tout en ayant investi au travers d’emprunts sur plusieurs années.

"Vous avancez la création de 40 emplois, sachant très bien que cette enseigne engage essentiellement des étudiants, use de contrats partiels et souvent de CDD", ajoute la conseillère LLA, pour qui ce dossier est en décalage total avec le tissu commercial local et est préjudiciable aux circuits courts.

Le bourgmestre a répliqué en insistant d’abord sur le fait que les seules remarques émises lors de la réunion de la CCATM - à laquelle ne participait pas son interlocutrice - ne portaient que sur des problèmes de mobilité.

Bruno Lefèbvre (PS) a ensuite rappelé que la Ville n’avait aucun pouvoir de décision puisqu’il s’agit d’une vente entre deux opérateurs privés et qu’en allant en recours contre une multinationale telle que McDonald’s, elle n’avait pas la moindre chance d’obtenir gain de cause.

"Voilà pourquoi nous avons préféré négocier avec l’investisseur des compensations en matière de développement durable plutôt que d’aller gaspiller de l’argent dans une procédure judiciaire vouée de toute façon à l’échec", conclut le bourgmestre.