En milieu d’après-midi ce dimanche, aux alentours de 17 heures, les forces de l’ordre étaient appelées pour intervenir dans un lieu qu’ils ne connaissent que trop bien : le commissariat d’Haine-Saint-Paul, situé sur la place d’Haine-Saint-Paul. Un policier travaillant sur le site depuis plusieurs années en tant qu’agent de quartier s’y était en effet retranché.

Armé, il a fait savoir qu’il souhaitait mettre fin à ses jours. En début de soirée, alors que le dispositif pour mener des négociations était en préparation, deux coups de feu étaient entendus, laissant craindre le pire. Malheureusement, l’issue n’est pas positive. Malgré un déploiement important et la présence de la police locale, des pompiers, des forces spéciales et de l’autorité communale, les négociations, menées par les unités spéciales, n’ont pu aboutir.

"Nous ne pouvions pas préjuger de la situation lorsque les coups de feu ont été tirés", explique Jacques Gobert (PS), bourgmestre de La Louvière. "Le policier n’a, à l’issue de ces tirs, plus donné signe de vie. Nous avons tenté à de multiples reprises de prendre contact avec le policier, par téléphone ou par radio, sans succès. Nous n’avons jamais pu obtenir de réponse."

Les policiers ont finalement pénétré dans les locaux, où le corps de l’agent, âgé de 57 ans, a été découvert sans vie. "Une cellule psychologique a d’ores et déjà été mise en place pour venir en soutien aux personnes et collègues qui en exprimeraient le besoin", nous annonçait ce dimanche soir le bourgmestre. Ce lundi, le commissariat sera fermé. Les policiers seront invités à prendre leur service au sein d’autres implantations de la zone de police.

À ce stade, le profil du malheureux n’est pas connu. On ignore donc s’il avait déjà exprimé des signes de détresse et de malaise sur son lieu de travail au préalable. Ce dimanche, il n’était en tout cas pas en service. Les causes de ce geste dramatique et désespéré restent donc inconnues. Le quartier a quant à lui été bouclé plusieurs heures, en plusieurs endroits, afin de permettre aux services de mener l’intervention. Les barrages n’ont été levés qu’un peu après 21 heures.

© Berlier
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