Hainaut La sécurité des plus jeunes pose question, à Soignies. Alors qu’une proposition de la part de la majorité semblait faire l’unanimité, l’opposition a décidé de monter au créneau. Un projet de partenariat avec la police de Soignies et le collège Saint-Vincent était, en effet, avancé.

Le principe est simple. Les éducateurs du collège seraient formés par la police sonégienne, afin d’assurer la sécurité des élèves aux abords de l’école. Oui, mais voilà, du côté de l’opposition, on ne l’entend pas de cette oreille.

"C’est à l’autorité publique d’assumer la sécurité de sa population, explique François Desquesnes (Ensemble), conseiller de l’opposition . C’est une des fonctions régaliennes de la commune surtout dans une ville comme Soignies, où l’enjeu de la mobilité est important . La majorité semble, aujourd’hui, se délester de cette mission au profit d’un tiers . Nous sommes étonnés et affligés de la désinvolture affichée par la majorité ."

Plusieurs refus

D’autant plus que la proposition avancée par la majorité est loin d’être acceptée tant dans l’opposition qu’au sein du collège Saint-Vincent. "Nous nous sommes renseignés et nous avons constaté un refus tant de la part des éducateurs que de la direction."

Cette mesure poserait problème au niveau du rôle joué par les éducateurs. " Il n’est pas question qu’ils aillent au-delà de leurs responsabilités. Leur place se trouve au sein de l’école, pas à l’extérieur ."

Un petit clin d’œil dans le rétroviseur, en août 2013, le groupe Ensemble avait soumis un projet au conseil communal. Aux yeux de l’opposition, le projet "Anges gardiens" semblait être la solution "adéquate" aux problèmes de sécurité. "Nous avions proposé un service dans lequel des agents, sous contrat ALE et toujours en collaboration avec la police, seraient formés afin d’assurer la sécurité des enfants. Le coût de cette mesure était estimé à 30 000 €. De plus, ce système a déjà fait ses preuves à Ecaussinnes et à La Louvière."

D’après François Desquesnes, beaucoup de bénévoles étaient aussi prêts à mettre la main à la pâte. Mais la majorité sonégienne avait jugé cette mesure "infaisable et trop compliquée à gérer" .

Un accord obsolète

Le débat semble donc loin d’être clos du côté de Soignies. "Nous comptons revenir à la charge avec ce projet. Même si cette proposition a un coût budgétaire, la question qui se pose désormais est de savoir si la majorité est prête à débourser 30 000 € pour assurer la sécurité des enfants."

Le bourgmestre (PS), Marc de Saint-Moulin, a tenu à préciser : "L’accord avec le collège Saint-Vincent n’est plus de mise, suite à la pression exercée par les éducateurs. La mesure de l’opposition ne correspond pas à la réalité, tant au niveau du coût, que du personnel ALE. Il n’y a plus de candidat. La mission de l’école ne s’arrête pas dès le grillage passé."

Affaire à suivre.