Une nouvelle ligne d’embouteillage, des panneaux solaires et… bientôt une éolienne ?


La S.A. Bières de Chimay, détenue à 99,99 % par les moines de l’Abbaye de Scourmont via la fondation Chimay-Wartoise, a investi 17 millions d’euros pour remplacer toute la ligne d’embouteillage des fameuses Chimay. La bière, elle, reste brassée à Scourmont, à quelques kilomètres de là.

Située à Baileux, dans le zoning, pile à côté de l’ancienne installation, la nouvelle ligne vise surtout à réduire les coûts en énergie et à augmenter la production. Le nombre de mises en bouteille est passé, début janvier lors de la mise en route de l’installation, de 40.000 à 55.000 bouteilles (+37 %) par heure, huit heures par jour. "La nuit, c’est fait pour dormir : c’est ce pensent les moines, et donc on ne produit qu’en journée, ce qui explique les coûts importants pour installer cette nouvelle ligne. Ailleurs, ça tourne 24h/24", explique le directeur général de la S.A., Xavier Pirlot.

L’emploi (110 personnes) n’a pas été impacté par les nouvelles machines. Au contraire, puisqu’ils devront engager au moins un cariste pour déplacer les Chimay durant leur refermentation en bouteilles. "C’est notamment pour ça qu’on devait investir, parce qu’on n’avait plus assez de place pour faire refermenter les bouteilles durant trois semaines."

Le dernier aspect, c’est le côté écologique : "les machines d’aujourd’hui consomment moins que celles d’il y a 20 ans, tout en étant plus efficaces", continue le DG. "Mais surtout, avec les panneaux photovoltaïques en leasing sur le toit des entrepôts, on réduit nos besoins en énergie de 12 à 15 %. Et on aimerait installer une éolienne pour produire plus de 80 % de notre énergie seuls… Le permis est obtenu mais il manque encore une dernière signature pour lancer le tout. On croise les doigts."

© van Kasteel