Un hommage a été rendu samedi aux 262 mineurs décédés dans la catastrophe.

Ils étaient à nouveau très nombreux à rendre hommage aux 262 mineurs décédés il y a 59 ans dans la catastrophe du charbonnage du Bois du Cazier à Marcinelle. La traditionnelle journée du Souvenir s’est déroulée samedi dans le recueillement, baigné par un beau soleil.

Une fois la cloche Maria Mater Orphanorum ayant résonné en hommage aux victimes, l’assemblée composée des familles, des associations d’anciens mineurs, des autorités et des sympathisants s’est rendue sur la Grand-Place et au cimetière de Marcinelle pour se recueillir devant les différents monuments.

Tout le monde s’est ensuite retrouvé sur le site de l’ancien charbonnage au pied du Monument aux Victimes. La cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs a été introduite en musique par le chœur Les Gueules noires de Liévin. Il a repris la chanson "Les Corons" de Pierre Bachelet, véritable hymne au travail de la mine.

Une rue de Marcinelle à Kayl

Ensuite, chaque association d’anciens mineurs, venue de Charleroi, de Mons, de la région du Centre mais aussi de Genk, de Tremelo, de France, du Grand-Duché de Luxembourg et bien évidemment d’Italie a déposé une couronne de fleurs au pied de la colonne en marbre blanc.

L’émotion était une nouvelle fois bien présente au Bois du Cazier qui ne cesse de multiplier les cérémonies d’hommage. La veille, l’association Toscani in Liegi avait inauguré une plaque commémorative en l’honneur des trois victimes toscanes du 8 août 1956. Le 27 septembre, une délégation marcinelloise participera à la journée internationale des mineurs à Kayl au grand-duché de Luxembourg. "Un événement particulier s’y produira puisqu’une rue de Marcinelle sera inaugurée sur place", explique le directeur de l’ASBL Bois du Cazier, Jean-Louis Delaet.

Les citoyens s’impliquent

Mais tous les regards sont également tournés vers le 8 août 2016, date du 60e anniversaire de la tragédie. L’équipe s’y prépare déjà activement. "Toute l’année sera consacrée à cet anniversaire", pointe Valérie Iovino, chargée de communication de l’ASBL. "On prévoit un colloque, une exposition et plusieurs projets portés par les citoyens."