Notre pays compte plusieurs sites miniers de grande valeur parmi son patrimoine. Le Bois du Cazier, à Marcinelle, en fait partie. Pour protéger ce lieu de mémoire et d’histoire, il a été décidé de rentrer un dossier auprès de l’Unesco afin d’ajouter le site marcinellois à la liste déjà longue du Patrimoine mondial.

Le Bois du Cazier n’est pas le seul à s’inscrire dans cette démarche. Tout le sillon charbonnier de Wallonie est concerné. Un dossier commun reprenant les atouts du site du Grand Hornu (Mons), du charbonnage du Bois du Luc (La Louvière), de Blegny-Mine (province de Liège) et de Marcinelle a été rentré en janvier dernier.

"Un expert allemand a visité les sites. Chez nous, il a été accueilli par d’anciens mineurs et cette visite l’a ému. Il doit rendre un rapport. Nous n’aurons pas de nouvelles avant mai 2010 et la décision finale sera prise au Brésil en juillet", explique Colette Ista, la directrice adjointe du Bois du Cazier.

Ces quatre sites apportent chacun un aspect particulier à ce passé minier. Le Grand Hornu possède une architecture remarquable alors que Bois du Luc témoigne des conditions sociales à travers l’habitat. La pénibilité du travail, les accidents et l’aspect de mémoire sont présentés au Bois du Cazier. Le site de Blegny est le seul endroit où le public peut encore se rendre compte concrètement de la profondeur d’une mine.

Si le dossier est accepté, les musées travailleront ensemble. Une telle reconnaissance serait une belle opportunité pour le Bois du Cazier. "Nous avons visité un site allemand qui fait partie du patrimoine mondial et le nombre de visiteurs a doublé. Ce sera aussi une belle reconnaissance pour la mémoire du site." Une pétition de soutien est disponible à l’accueil des quatre musées.