Ce service gratuit est parfois méconnu de la population.

Alors que la Semaine internationale de la médiation vient de se clôturer, le service Médiation de la Ville de Tournai fête quant à lui son dixième anniversaire. L’occasion de mettre en avant le travail de l’ombre de ses trois médiateurs, Céline Capoen, Benjamin Byache et Magali Lucas, et de sa coordinatrice, Valérie Paeleman. "Le mot ‘médiation’ est un peu utilisé à toutes les sauces", souligne cette dernière. "On peut parler de médiation de dettes, de médiation pénale, de médiation dans le cadre des sanctions administratives communales. De notre côté, le service de médiation de proximité de la Ville de Tournai offre complètement autre chose et nous voulons lever la confusion."

Écouter et accompagner

Ce service de la Ville offre une réelle écoute et un accompagnement pour toutes les personnes qui ont envie de prévenir ou de gérer un conflit du quotidien qui les concerne. Il est d’ailleurs important de rappeler que la médiation est gratuite et qu’elle permet d’éviter les circuits judiciaires. Les différentes personnes du service ont toutes suivi des formations, soit des post-graduats, soit des certificats en gestion positive de conflit interpersonnel. "C’est une profession à part entière. On pourrait s’imaginer que l’on fait vite de la médiation, sauf que c’est tout un processus qui est mis en place." La médiation est toujours une démarche personnelle et volontaire. "On est jamais dans la contrainte. Chaque médié peut décider d’arrêter tout, comme le médiateur, s’il sent qu’il tourne en rond."

Confidentialité assurée

Les médiateurs n’imposent pas non plus leur solution. "L’idée est vraiment que les personnes la trouvent elles-mêmes et qu’elles conviennent aux différentes parties", détaille Valérie Paeleman. Toutes les situations restent confidentielles, sous l’ordre du secret professionnel. Si des personnes contactent spontanément le service, ce dernier est parfois averti par différents partenaires. On en compte plus de 70, dont les services de police et ses agents de quartier, le Logis tournaisien, les services sociaux, le bourgmestre, etc. Les participants à la médiation s’engagent enfin à respecter différentes règles dans le cadre du processus. Ils ne doivent pas agresser verbalement et/ou physiquement les personnes présentes, ne peuvent pas élever la voix, doivent respecter le point de vue de chacun, ne pas interrompre les interlocuteurs, être sincères et dire la vérité et, enfin, s’engager à participer à la recherche de solutions.