Sur 370 élus dans les conseils communaux de l’arrondissement de Charleroi, 243 sont des hommes, ce qui représente plus de 65,6 %.

Les femmes sont 34,4 %, une proportion très proche de la moyenne wallonne (34,9 %). Ce qui confirme qu’elles occupent moins souvent des places utiles (directement éligibles) sur les listes. En poussant l’analyse, on constate des résultats très disparates d’une commune à l’autre : Fleurus et Gerpinnes sont à la traîne avec un quart d’élues à peine.

Fontaine-l’Evêque fait à peine mieux : 28 %. C’est dans la commune des Bons Villers que la proportion est la plus faible : 23 %, soit 5 femmes sur 21 sièges. Bonne nouvelle : cinq communes sont largement au-delà de la moyenne wallonne. Il s’agit de Montigny-le-Tilleul, Farciennes, Châtelet, Manage et Seneffe, une commune dans laquelle les hommes sont même en minorité (42 %) au conseil communal.

Au sein des exécutifs par contre, le déficit est criant. Au global, les femmes ne représentent même pas 25 % des mandataires. Isabelle Meerhaeghe observe que celles-ci sont souvent appelées à exercer des fonctions scabinales liées à l’aide sociale.

Si Fleurus, Gerpinnes, Chapelle-lez-Herlaimont, Pont-à-Celles, Fontaine-l’Evêque s’illustrent comme les mauvais élèves avec une seule échevine sur sept membres du collège (à peine 14 %), le bonnet d’âne revient à la commune des Bons Villers : son collège se compose d’hommes à 100 %, une situation devenue rarissime en Hainaut.

Dans les exécutifs, Seneffe est la seule commune à réussir l’équilibre parfait : quatre hommes et quatre femmes dont une bourgmestre. A Courcelles, où Ecolo est en tripartite au pouvoir avec le CDH et le MR, les deux seules femmes qui siègent au collège sont des réformatrices : la bourgmestre, Caroline Taquin, et la cinquième échevine, Sandra Hansenne.