Le message a été martelé mais force est de constater qu’il n’a toujours pas été compris par les citoyens. Ce samedi, à partir de 15 heures, la direction des Grands Prés a en effet été contrainte de mettre en place un système de contrôle des entrées et sorties du centre commercial. En cause, les ménages qui persistent à se présenter au grand complet alors qu’un seul membre (en plus des enfants) est autorisé à entrer.

Conséquence, il fallait prendre son mal en patience pour espérer franchir les portes. "La jauge est maintenue à environ 3500 personnes simultanément. Le système fonctionne plutôt bien mais a pour effet collatéral de provoquer des files de 10 à 15 minutes à l’extérieur", analyse Thomas Cornil, directeur des Grands Prés. "Il y a un réel problème dans la compréhension du message qui est : venez seul."

Certains clients se voient dès lors imposer un halte-là à l’entrée, tandis que d’autres, peu scrupuleux, se dispersent dans la file pour mieux se rejoindre dès les portes franchies. "La police est présente, elle réexplique les consignes aux clients. Les commerçants comme moi-même avons cependant l’impression que signifier l’interdiction ne suffit plus. Nos gardes, à l’entrée, n’ont pas le poids qu’un policier peut avoir. La phase de répression doit être envisagée."

Pour le directeur, la mesure imposée par le gouvernement est impossible à respecter. "Elle est hypocrite car on nous impose de l’appliquer alors que l’on sait que seul, le centre commercial ne peut pas y parvenir. Soit on estime la mesure et on permet la verbalisation, ce à quoi je ne suis pas opposé, soit on l’estime inapplicable et l’arrêté ministériel est modifié. En l’état, je ne connais aucun centre commercial capable de faire appliquer les règles telles qu’on nous les impose, malgré de la bonne volonté."

La direction du centre commercial montois tente en tout cas l’impossible. Ce samedi, un vigil assurait la bonne répartition du stationnement sur les parkings tandis que les gardes veillaient au grain aux différentes entrées du complexe. Dans les allées, le relais était pris par les agents de sécurité et la police, elle aussi présente en nombre. "Le dispositif sera maintenu dans les prochaines semaines et une présence policière sera assurée les week-ends." Au minimum jusqu’au 15 janvier prochain.