C'est l'effet papillon... Petite cause, grande conséquence pour le parc du château de Seneffe. Depuis quelques mois, des pyrales multiplient les attaquent dans les buis d'une partie de ce magnifique parc. Cette espèce de papillon, introduite accidentellement en Europe dans les années 2000 via des végétaux importés d'Asie, provoque d'énormes dégâts sur les buis lorsqu'elle se présente sous forme de chenille.

L'insecte ne se nourrit en effet que de buis. Or, les buis sont majoritairement à la base de la composition des jardins et de la Cour d'honneur. Quatre gros massifs de buis sur huit ont même déjà été détruits par les attaques à répétition de la pyrale. "Le risque principal, si rien n'est fait, c'est la perte très prochainement du fruit de nombreux investissements, tant financier qu'humain, et d'offrir aux visiteurs un site dévasté", pointe la députée Sophie Pécriaux (PS) qui interpelle la ministre en charge du patrimoine, Valérie De Bue (MR).

L'asbl du Château de Seneffe qui gère, conserve et entretient le parc du Domaine de Seneffe, souhaite en effet un coup de pouce rapide de la part des autorités régionales. "Les fortes chaleurs de cet été et la présence de ce papillon à proximité des massifs ne présagent rien de bon pour l'année à venir. Il y a donc urgence", assure Sophie Pécriaux.

Pour lutter contre la pyrale, il existe bien un insecticide (une bactérie) utilisé en agriculture biologique. Il est autorisé dans les jardins des particuliers mais est interdit en Belgique dans les parcs publics. L'alternative proposée – des pièges à phéromones – est peu efficace et inadaptée à un domaine public pour des questions de vols ou vandalismes. "Dès lors, il faudrait obtenir une dérogation à l'utilisation de l'insecticide nécessaire à la lutte contre la présence de la pyrale du buis."