Il suffit de se balader le long du quai des Salines, côté voirie, pour constater les dégâts. De nombreux potelets sont soit pliés, soit brisés à la base.

"Les potelets existants ne sont pas très solides. Ils sont abîmés ou brisés à cause d’accidents, ou à cause d’actes volontaires. Et nous le déplorons, ajoute l’échevin des Travaux, Armand Boite (MR). Quand les potelets sont pliés ou détruits, c’est moins beau, voire dangereux. Ils auraient pu être plus solides. Je ne vais pas dire que j’hérite d’une situation, mais bon… D’ailleurs, les potelets sur la Grand-Place, c’est la même chose."

"Je suis très à l’aise sur ce dossier car je me suis toujours opposé au projet. Cela ne ressemble à rien. Pour délimiter la route d’un trottoir, on met une bordure, c’est tout", lance l’échevin en charge du quartier Cathédral, Robert Delvigne (MR). "Il faut toutefois faire avec et réaliser des aménagements."

La commune de Tournai va même plus loin. "Nous disposons d’une forge communale, où nous avons deux ouvriers à temps plein. Ils réalisent notamment de nouveaux potelets pour le quartier Cathédral qui remplacent ceux qui ont été abîmés", glisse Armand Boite.

Entre les deux larmes

La configuration du potelet a été modifiée. "La traverse a été placée plus bas entre les deux larmes du potelet de telle manière à améliorer la résistance", explique Bernard Vantieghem, agent technique en chef à la Ville de Tournai.

Le potelet a aussi été tourné de 90°, de telle sorte que le côté tranchant soit face aux automobilistes si ces derniers les accrochent. Et il est question de mettre des bandes réfléchissantes sur les potelets pour les rendre plus visibles.

Quelques potelets communaux ont déjà été installés. Et pour l’instant, ils tiennent mieux la route. Ils semblent bel et bien plus résistants. "Après, si des voitures rentrent violemment dans les potelets, ils plieront tout de même", relève Philippe Dutrieux, forgeron à la commune.

En outre, cela permet de mettre en avant le savoir-faire communal et de réparer ce qui a été cassé à moindre coût. Un potelet communal coûte trois fois moins cher qu’acheté en entreprise. Bon, idéalement, il aurait fallu ne pas les remplacer…