Hainaut Le Burkina Faso et le Maroc seront d’abord ciblés par la nouvelle structure leuzoise.

Baobab en avant, voilà le nom de l’association qui vient de voir le jour sur l’entité de Leuze. Une AISBL, lisez association internationale sans but lucratif. Son objectif ? Mener des projets dans plusieurs pays du continent africain, comme le Burkina Faso, dont la capitale, Ouagadougou, est jumelée avec Leuze depuis plus de cinquante ans. L’association a aussi noué des contacts avec des représentants marocains.

"L’idée, dans un premier temps, est de mener un projet tantôt au Burkina, tantôt au Maroc. Une année d’un côté, une année de l’autre, c’est un peu le schéma", confie Anny Doye, qui sera la présidente de Baobab en avant.

Il aura fallu près de deux ans pour que l’AISBL devienne réalité. Car sa dimension internationale affichée et revendiquée a nécessité des démarches administratives supplémentaires. "Pour avoir cette reconnaissance internationale, nous avons dû passer par des actes notariés et recevoir l’approbation royale. Nous devions aussi attendre la parution au Moniteur . Tout est en ordre à présent", souligne Anny Doye.

L’éducation et l’environnement en priorité

L’association entend se concentrer sur des thématiques et problématiques comme les énergies renouvelables, l’éducation et la lutte contre la pollution. En janvier, Anny partira pour plusieurs semaines au Burkina Faso avec dans ses valises l’élaboration d’un premier projet qui aura pour théâtre l’école de Naba Waksé. Cette implantation a déjà fait l’objet d’investissements dans le cadre du jumelage Leuze-Ouagadougou.

" Je vais retourner dans cette école. Il nous paraissait assez logique de cibler un endroit que nous connaissions déjà pour lancer le premier projet de l’association. Nous allons donc travailler à l’installation de panneaux photovoltaïques et à la construction d’un bâtiment qui servira de local pour donner des cours d’alphabétisation aux femmes", explique Anny Doye.

Les représentants de Baobab en avant comptent sur leurs contacts sur place, aussi bien au Burkina qu’au Maroc, pour faire avancer les dossiers. Les chantiers ne manqueront pas.

En tant que structure internationale, l’association pourra aussi répondre à des appels à projets et peut-être bénéficier du soutien des fonds européens.

Un appel aux dons ainsi qu’une opération de financement participatif sont envisagés et l’AISBL souhaite aussi organiser un événement festif, par exemple autour de la musique africaine, afin de recueillir des fonds. Une page Facebook et un site internet devraient également voir le jour.