A travers l'acte d'accusation, on a compris qu'il serait bien difficile de savoir qui a tiré sur Jean-Claude Libiez.

Après la lecture de l'acte d'accusation par l'avocat général, la défense a pris la parole lundi matin dans le cadre du procès des six personnes accusées, devant la cour d'assises du Hainaut, d'avoir commis un vol avec meurtre dans une ferme en octobre 2016 à Roisin. Seul Loïc Harvengt entend ne rien contester. Tous regrettent l'absence de Franz Pottiez, soupçonné d'être l'organisateur de cette attaque à main armée mais dont le cas a été dissocié par la cour car il est très malade et incapable de comparaître.

A travers l'acte d'accusation, on a compris qu'il serait bien difficile de savoir qui a tiré sur Jean-Claude Libiez, la nuit du 20 au 21 octobre 2016. Certains accusés contestent leur présence sur la scène de crime. "Notre client a toujours tenu la même version, il est étranger à cette affaire", a déclaré Me Bruno, avocat de Brondon Kempfer. "Il s'est d'ailleurs spontanément présenté à la police, le 13 février 2017, se sachant recherché." Pour Me Bouchat, conseil de Josué Krier, et Me Mairiaux, qui défend Torino Dubois, la présomption d'innocence doit être respectée. "Un acte d'accusation n'est pas l'évangile", a déclaré le second avocat.

Seul Loïc Harvengt est en aveux d'avoir participé à ce vol avec violence de paquets de tabac d'une valeur de plus de 22.000 euros. "La réponse aux questions le concernant sera oui, il entend assumer sa responsabilité dans ce dossier", a déclaré Me Discepoli.

Le couple Thomas Audin - Sylvie Cuelle conteste avoir informé sciemment les malfrats. "Il y a eu des imprudences", a déclaré Me De Quévy. "Dire que ma cliente a donné des renseignements sur ses voisins devant ses enfants est tout simplement scandaleux", ajoute Me Couquelet, avocate de Sylvie Cuelle.