Le cour d'assises du Hainaut a auditionné les médecins qui ont procédé à l'autopsie du corps de Michel Robette, retrouvé mort chez lui le 26 novembre 2016 à Jurbise. 

Les médecins légistes confirment que la mort a été causé par un important traumatisme cérébral. Le nombre de coups portés à la tête ne peut être évalué précisément mais il y en aurait eu plus de dix. "Cela a entrainé des phénomènes hémorragiques cérébraux qui sont la cause du décès", confirme le docteur Stéphany. L'arme du crime n'a pas été retrouvée. Pour les experts, les traces de sang retrouvées sur le plafond correspondent au gestes effectués avec un objet contondant, genre un maillet ou une crosse de crossage comme il y en avait chez la victime. Deux plaies ont aussi été relevées sur le côté gauche du crâne. Les médecins et le président ont analysé une crosse reprise dans les pièces à conviction. Geoffrey Simoncini prétend que l'objet était plus rectangulaire.

Le menuisier, qui travaillait dans l'atelier de Michel Robette, a été appelé à témoigner. "Michel avait un objet tel que l'accusé a décrit dans une pièce située près de l'atelier, un maillet blindé de clous", dit-il. "Cet objet est décrit par mon client lors de sa première opposition", insiste Me Lauvaux. Gabriel Place pense qu'il y avait des clous sur ce maillet.

Les légistes ont aussi relevé des traces de brûlures sur le corps de la victime. Selon le docteur Stéphany, la victime était encore vivante quand le feu a été bouté en raison de la nature des brûlures constatées au niveau du bassin et de la hanche, côté droit. Pour le pénis brûlé, le médecin déclare que ce sont des brûlures du deuxième degré, en surface.

Des fractures ont aussi été relevées au niveau du thorax, correspondant à une pression. Il y a quatre fractures ante-mortem.

Les accusés restent sur leur position: Van Hoe prétend qu'il a dormi, durant plus de trois heures trente, près d'un cheval en bois alors que les deux autres l'accusent d'avoir massacré le vieil homme.

La toxicologue a mis en évidence le principe actif du Dettol, un produit détergent, dans le sang, l'urine et la bile de la victime mais pas dans le conduit gastrique. "On a dû asperger le corps toujours en vie car le sang a amené le produit dans le foie, dans les reins. Sur les plaies vives, cela a dû ajouter une douleur vive", affirme la pharmacienne.

Me Mayence s'interroge sur la nécessité de verser des produits chimiques sur des plaies à vif. Lundi, Simoncini et Place avaient admis que cela ressemblait à de la torture.