La polémique enfle depuis la mise en scène sordide orchestrée, mardi matin, sur la Grand-Place de Mons, point d'orgue de la manifestation des affiliés CGSP. Un millier de militants ont vigoureusement protesté dans les rues de Mons contre les mesures d'économies décidées par le fédéral. La manifestation a pris une tournure macabre sur la Grand-Place lorsqu'une potence a été installée face à l'Hôtel de Ville.

Objectif? Mettre à mort un mannequin à l'effigie du Premier ministre, Charles Michel (MR). "La manifestation qui devait être pacifique a été autorisée. En revanche, le bourgmestre n'a en aucun cas accordé l'autorisation de placer une potence sur la Grand-Place de Mons. Il condamne fermement cette mise en scène inacceptable", communique le cabinet d'Elio Di Rupo (PS).

Selon la ville Mons, les organisateurs de la manifestation n'ont pas formulé une demande préalable pour installer une potence sur la Grand-Place, auquel cas le bourgmestre ne l'aurait pas permis.

"Ce qui s'est produit hier est un débordement qu'on ne peut pas accepter. Autant il est légitime de s'opposer aux idées et aux actes, autant il est inadmissible de toucher aux personnes. Ce qui s'est produit hier est un acte inacceptable d'atteinte à la personne et je le condamne", a précisé Elio Di Rupo, bourgmestre de Mons et président du parti socialiste.