Charleroi

A Charleroi, plus de 20 000 enfants fréquentent les 78 implantations du réseau d’enseignement communal. L’organisation des garderies scolaires, avant et après les cours mais aussi à midi, s’impose comme une obligation. Pour des raisons budgétaires, une réorganisation du service a été opérée en 2010 à l’initiative de l’échevine de l’Enseignement Latifa Gahouchi. Si la situation connaît une amélioration, tout ne va pas au mieux, loin de là.

Au conseil communal, l’échevine a évoqué les problèmes de financement du coût de ce service et de remplacement des auxiliaires malades. La meilleure des nouvelles, c’est que le recrutement a porté ses fruits ! C’est une interpellation de la conseillère Ecolo Anne Cattiez qui lui a permis d’apporter ces précisions. Selon la conseillère, "il manquerait aujourd’hui 135 des 600 surveillantes prévues pour assurer l’encadrement des enfants à l’école. Si bien que certains établissements se retrouveraient avec des groupes de 195 élèves du primaire pour 2 auxiliaires, ou 135 du maternel, ce qui pose des questions de sécurité en cas d’accident", dit-elle. Problèmes de statut, de gestion interne, de financement Pour Anne Cattiez, "vouloir ramener des habitants en ville, c’est aussi se préoccuper de la qualité d’un service de proximité digne de ce nom. Les garderies ne peuvent fonctionner avec des bouts de ficelle et des économies, cela ne peut qu’amener de la pression sur les travailleuses."

Dans sa réponse, l’échevine s’est voulue rassurante : d’un point de vue général, la situation a évolué positivement. En matière de recrutement de personnel de garderies, les engagements de la Ville ont été rencontrés, le cadre est quasi complet. Le service dispose donc des moyens de ses objectifs. Ce qui continue à perturber son organisation, ce sont les incapacités temporaires des gardiennes. Pour des raisons budgétaires, leur remplacement en raison de maladies ne se fait qu’après un mois d’absence, vu qu’elles restent durant cette période à charge de la Ville. Autre difficulté : l’ONE n’intervient pas dans le financement du coût des auxiliaires de midi, qui ne prestent que 7h par semaine. Or, ces dernières représentent plus d’un tiers de l’effectif. Incontestablement, ces problèmes doivent être relayés auprès des pouvoirs subsidiants, a suggéré l’échevine : du boulot en perspective pour les parlementaires.