Après avoir décroché le titre de capitale européenne de la culture en 2015, la ville de Mons deviendra-t-elle the place to be pour tous les amateurs de street art ? Cela semble en tout cas bien parti : dans la lignée du travail entrepris dans le cadre de la biennale avec Niki De Saint Phalle, des œuvres d’art ont émergé un peu partout en ville, repoussant les murs des institutions culturelles classiques.

Depuis peu, un parcours artistique est même proposé via l’application Street Art Cities. Jusqu’ici, seules les villes d’Anvers, de Gand, de Hasselt et de Leuven y étaient répertoriées. La Cité du Doudou fait donc son nid dans le domaine du street art et s’offre une visibilité bienvenue. Aujourd’hui, grâce à la seconde édition de l’Art habite la ville, pas moins de 40 œuvres parfaitement intégrées dans le paysage urbain sont d’ores et déjà visibles et contribuent à l’embellissement de l’espace public.

"Des artistes du monde entier ont mis leur créativité au service du centre-ville et des villages du Grand Mons, appuyant un peu plus notre statut de capitale wallonne et européenne de la culture", rappelle-t-on du côté de la ville de Mons. "L’art habite la ville, c’est aussi un moyen de rentdre la culture gratuite et accessible à tous. Riverains, étudiants, passants, touristes et travailleurs seront captivés par une œuvre qui les touche."

Exposition gratuite à ciel ouvert, l’initiative l’art habite la ville est amenée à s’étendre encore davantage. Mais à ce jour, l’on peut déjà découvrir certaines œuvres à la rue des Capucins, à la rue de Nimy, la rue de Houdain, la rue d’Havré, rue des Fripiers, rue Cantimpret, rue du 11 novembre, au Square Roosevelt, au grand large de Mons, dans le parc Gustave Jacobs ou encore sur les murs de la prison.

L’application Street Art Cities a été imaginée par Sanne Gijsbers et Bart Temme et est disponible tant sur l’App Store que sur Google Play. Elle présente aujourd’hui des milliers d’œuvres répertories dans plus de 300 villes et une septantaine de pays. Elle permet aux artistes de montrer leur talent, de se faire connaitre et de se mettre en réseau avec d’autres graffeurs, au public de découvrir ce travail et, pour les touristes, d’explorer une ville à travers l’angle du street art.