La fermeture annoncée du Passage du Centre menace le rêve d'Olivier.

L'idée semblait un peu folle sur papier. Mais sur les réseaux sociaux, elle avait suscité un grand enthousiasme tant du côté des nostalgiques que des cinéphiles. Il y a quelques mois, Olivier Stalport dévoilait son rêve de ressusciter le cinéma des galeries dans le Passage du Centre.

Le Montois ne manquait pas d'arguments pour susciter l'engouement. Les cinémas de quartier ont repris du vent en poupe depuis quelques années, et un lieu d'animation culturelle dans le piétonnier pourrait contribuer à l'attractivité du centre-ville. Olivier Stalport n'avait d'ailleurs pas été très surpris de voir l'enthousiasme qu'avait généré sa bouteille jetée sur la Toile. "Les galeries étaient un lieu très vivant. Les personnes qui se sont manifestées y ont de bons souvenirs, la nostalgie est là", commente le cinéphile.

Mais la fermeture annoncée du Passage du Centre compromet sérieusement le projet. Les copropriétaires de la galerie ont en effet reçu un courrier leur demandant de mettre l'infrastructure aux normes d'ici le 31 août. Passé ce délai, la Ville de Mons fermera au public le Passage du Centre.

"Le cinéma est à l'abandon depuis 30 ans. Il a une surface de 800 m2, c'est énorme. Je voulais lancer une campagne de crowdfunding. Il faudrait pouvoir compter sur l'un ou l'autre mécène. Moi-même, je serais prêt à m'y investir. Mais il faudrait pour cela être sûr que la galerie a un avenir. Or, cela semble mal embarqué", estime Olivier Stalport.

Les dernières nouvelles concernant le Passage du Centre laissent donc une pointe d'amertume au Montois nostalgique. Mais il n'a pas encore renoncé pour autant. "Quand je vois le potentiel de la galerie, surtout depuis l'arrivée de Primark, c'est râlant. Le cinéma pourrait être un véritable atout. Les chances sont minces, mais après avoir lancé un premier coup de sonde, j'irai quand même au bout ma démarche pour voir ce qui est possible. Je dois d'ailleurs rencontrer prochainement le bourgmestre Nicolas Martin pour lui faire part de mon projet", conclut le cinéphile.