La crise sanitaire touche de nombreux secteurs, mais pas uniquement. Les étudiants en souffrent également. Actuellement privés de leur job étudiant et de toute vie sociale, ces jeunes n’ont pas la vie facile. Pour leur venir en aide, le pôle hainuyer a mis en place un système de distribution de paniers solidaires.

“Au départ, le projet est né de deux constats”, détaille Philippe Declercq, directeur président de la HELHa et co-président du conseil d’administration du Pôle hainuyer. “La crise est là depuis un an et elle a privé pas mal d’étudiants de leur job et d’un revenu financier. Il y a une volonté de leur apporter une aide matérielle. Le deuxième constat se fait sur la difficulté que les gens ont à vivre en termes de perte de lien.” Au vu de la détresse des adolescents, le Pôle Hainuyer s’est inscrit dans une démarche d’actions avec différents partenaires tels que la Banque Alimentaire, le Soreal et le CPAS de la ville de Mons.

Pendant presque 4 mois, tous les jeudis entre 10 h et 15 h, 1000 colis seront mis gratuitement à disposition des étudiants dans le besoin. “La seule condition pour en avoir l’accès est d’être inscrit dans une institution du Pôle Hainuyer.” Des paniers remplis de denrées non périssables comme de la confiture, des pâtes, du thon, du riz,… Chaque semaine, la composition des colis sera différente pour varier les plaisirs.

Ce jeudi, de nombreux étudiants ont déjà pu bénéficier de cette opportunité. “Avec le job que nous n’avons plus, c’est un chouette service et ça file un bon coup de main pour la fin de la semaine”, confie Adrien, élève de l’UCL. Un petit coup de pouce pour ces adolescents en difficulté qui ne savent pas toujours profiter de l’aide de leurs parents. “Ce nouveau soutien peut nous aider, vu que nos parents doivent nous donner de l’argent pour le kot et la nourriture. C’est donc un coût en moins sur la semaine”, poursuit Coline Dervaux, étudiante à l’UCL.

Après cette première phase pilote, le Pôle Hainuyer souhaite étendre son projet. “C’est un test grandeur nature avec l’idée que ce soit un jalon vers quelque chose de plus ambitieux au niveau de la province du Hainaut”, ajoute Philippe Declercq. Fin mars, une évaluation du projet sera réalisée pour analyser la situation et voir si le système de “panier alimentaire” convient aux consommateurs.