Formules assassines et répliques acerbes rythment la vie politique à Mons.

À l’ère de la communication, les rivalités politiques s’amplifient et peuvent trouver un écho assourdissant.

Doté d’un certain talent pour faire le buzz et déterminé à déloger les socialistes installés depuis des lustres à la tête de Mons, Georges-Louis Bouchez n’hésite pas à faire feu de tout bois contre la majorité. Et ça échauffe le collège communal qui s’est fendu d’un communiqué enflammé dans lequel il déplore "l’attitude douteuse" du leader de Mons en Mieux.

"Sa seule activité politique consiste à attaquer systématiquement les personnes, plutôt que d’engager un débat sur les choix politiques opérés par le nouveau collège communal", peut-on lire dans le communiqué.

Dans le collimateur du collège, les attaques du libéral contre les chefs de cabinet, la démission du chef de la zone de police et le départ de la directrice de la Gestion du centre-ville. Notamment.

Mardi , dans une conférence de presse diffusée sur les réseaux sociaux, Georges-Louis Bouchez remettait le couvert. Il estimait que si la Ville de Mons refilait à l’IDEA le projet de Creative Valley, hub créatif pour les entreprises du numérique, c’était à cause des manigances du bourgmestre qui "gère la ville comme un gang". Cette sortie aurait-elle mis le feu aux poudres, le collège envoyant son tir de barrage dans la foulée ?

Reste qu’entre les formules assassines et les répliques acerbes, le fond peine parfois à émerger. Chacun se défendra pourtant de vouloir alimenter des polémiques stériles au détriment de l’intérêt des Montois. Eh bien, chiche alors !