Si les derniers chiffres communiqués dans le cadre de la lutte contre la covid-19 sont globalement encourageants, ils n’en restent pas moins trop élevés. La crise est loin d’être terminée et chaque jour encore, des patients décèdent. Parmi ces patients, des professionnels de la santé qui, il y a quelques mois encore, étaient "de l’autre côté", au chevet de leurs patients. C’est le cas du docteur Hemant Ravin Ramchurn, 62 ans.

Cardiologue au CHR Mons-Hainaut (hôpitaux de Mons et de Warquignies) depuis 1997, ce dernier a contracté le virus en exerçant son métier et en restant en contact permanent avec ses patients. Après deux mois de lutte, il a finalement rendu les armes le 1er décembre dernier. Depuis l’annonce de son décès, les messages de condoléances affluent. Tous saluent un médecin humain, généreux, patient et très à l’écoute.

"Le Docteur Hemant Ravin Ramchurn est décédé des suites d’une infection à la COVID-19. Il avait été hospitalisé à l’hôpital de Mons avant d’être transféré au CHU Saint-Pierre de Bruxelles, à sa demande, afin d’être plus proche de sa famille", expliquait le groupe Jolimont dans une communication diffusée au sein des équipes. "Son décès nous rappelle que le personnel soignant est en première ligne et paie un lourd tribut dans le combat contre la pandémie."

Son équipe, dont il était très proche, a également tenu à lui rendre hommage. "Il a été un membre remarquable du service de cardiologie du CHR Mons-Hainaut pendant plus de 22 ans, le fondateur du programme d'électrophysiologie, et un ami inestimable pour tous ses collègues. Il a toujours été un véritable exemple de travail acharné, d'assiduité et de véritable esprit de collégialité."

Et de poursuivre : "Pendant la pandémie, il s'est porté volontaire afin d’aider les patients COVID, tout en travaillant constamment jour et nuit pour aider ceux qui souffrent de pathologies cardiaques. Il n'a jamais hésité à offrir son aide et ouvrir son grand cœur à tous ceux qui avaient besoin de son soutien. Véritable médecin passionné par son métier, son amour pour l'aide aux autres n'a été surpassé que par celui pour sa famille et ses enfants."

À l’aube des fêtes de fin d’année, ce nouveau décès dans les rangs du personnel soignant sonne comme un énième rappel : soyons prudents et respectons les mesures mises en place afin d’éviter d’autres drames. « Derrière chaque chiffre se trouvent des personnes », rappelait encore Stéphan Mercier, directeur général du pôle hospitalier Jolimont.