Rive Gauche a rouvert ce lundi à 10h. Sur place, les choses étaient plutôt calmes.

Ce lundi 11 mai, ils étaient peu nombreux à attendre devant les portes du centre commercial Rive Gauche en plein centre ville. Exceptés les quelques magasins qui n'ont pu se préparer, les coiffeurs, les restos et les agences de voyages tous ont décidé de relever le rideau de fer baissé depuis 2 mois.

Avec certains accès interdits, l'entrée dans le centre commercial se fait uniquement par certaines portes clairement identifiées. Une fois à l'intérieur, un garde de sécurité invite chacun à se désinfecter les mains. Une fois ce premier geste accompli, les clients suivent un parcours fléché à sens unique destiné à éviter tout croisement.

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A l'ouverture des portes, Pierre Foucart, le directeur de Rive Gauche était optimiste quant au respect des mesures prises pour l'accueil du public. "En plus d'un garde à l'entrée, il y en a un a chaque étage qui veille au respect des règles. Depuis la semaine passée, nous préparons cette ouverture avec les commerçants. Chacun a pris les mesures qui s'imposent. Si le centre commercial est capable d'accueillir 4.000 personnes, nous nous basons plus sur 2.000 personnes. Nous nous adaptons au fur et à mesure. Notre but est d'éviter d'avoir des files à l'intérieur. Si des files se forment, les gardes demanderont aux personnes de circuler."

A tous les étages, le sol est marqué y compris dans les magasins. Les responsables des boutiques, mètre à la main, ont délimité des espaces afin de maintenir le mètre et demi de distance sociale préconisé et des distributeurs de désinfectant sont à l'entrée de chaque boutique. "Tout le monde semble content de reprendre l'activité même s'il existe une petite crainte quant au respect des règles par le public."

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Dans les magasins, le personnel est content de reprendre car la situation économique est très difficile. Ils sont conscients du changement d'habitudes. Pour certains qui ne sont pas venus depuis 2 mois, il faut reprendre ses marques tout en intégrant les nouveaux gestes. Par exemple, les vendeurs de lunettes ne tendent plus les montures, le client les prend, les déposes et le personnel désinfecte avant de remettre en rayon. Les grandes enseignes de textiles ont condamné les cabines d'essayage et informent le client que les produits peuvent être échangés pendant une période. L'Horeca n'a pas encore repris sauf pour les ceux qui proposent des plats à emporter. Il n'est plus permis également de s'y poser par dizaine. Un fast food du centre commercial qui pouvait accueillir jusqu'à 250 personnes ne peut plus en accueillir que 14 à ses tables et uniquement 3 personnes en cuisine. Sur la devanture de chaque magasin est affiché le nombre maximal de client autorisé à entrer.

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Les clients présents attendaient ce jour avec une certaine impatience toute mesurée. "Je suis enceinte et j'ai besoin de nouveaux pantalons pour retourner travailler", confie une cliente. Une autre qui travaille en pharmacie est venue refaire une partie de la garde robe de son jeune enfant mais également se changer les idées car depuis près de 2 mois le rythme de travail est intense.

Il n'est, par contre, plus possible de s'asseoir et il faut respecter les mesures sanitaires fédérales (pas d'attroupement, 1,5m de distance, 30 minutes max). Même si le port du masque n'est pas obligatoire, il est vivement conseillé.

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