Aucune porte n’est fermée cependant et toutes les options sont étudiées.

Les trottinettes électriques et partagées se fraient un chemin dans les grandes villes. Bruxelles, Liège ou encore Namur ont déjà succombé à ce nouveau moyen de locomotion. Mais à Mons, ce ne sera pas pour tout de suite.

L’échevine de la Mobilité a bien évidemment été contactée par des sociétés avides de s’ouvrir de nouveaux marchés en terres montoises. Mais Charlotte De Jaer, sans fermer la porte, n’est pas pressée. Et pour cause, comme nous vous le rapportions dans notre édition du 23 mai, anarchie et cacophonie marquent l’entrée en piste de ces trottinettes.

"Nous prenons notre temps pour étudier la question, car l’utilisation de ces trottinettes soulève toute une série de problèmes, indique Charlotte De Jaer. Il y a des questions de sécurité comme le respect du piéton lorsque ces trottinettes roulent sur les trottoirs. Ça peut aussi poser des problèmes lorsque les engins sont abandonnés n’importe où, n’importe comment. Et même en matière d’écologie, si les trottinettes électriques sont récupérées en voiture pour être rechargées très loin, ce n’est pas idéal. Nous étudions donc comment tous ces problèmes peuvent être réglés avant d’ouvrir Mons aux trottinettes électriques partagées."

Une expérience pilote jugée positive

D’ici là, ce sont les vélos partagés qui devraient faire leur apparition dans la cité du Doudou. La Ville de Mons a en effet déjà mené une expérience pilote jugée positive. Le système pourrait être adopté avant la fin de l’année. "Nous avons mené une expérience avec une université pour 60 vélos partagés", poursuit l’échevine de la Mobilité. "Une application permet de géolocaliser le vélo le plus proche. Ces vélos sont équipés d’un cadenas intelligent si bien qu’il n’est pas nécessaire de les attacher à des bornes fixes, ce qui peut être trop contraignant. Mais ils doivent quand même être attachés, ce qui évite de les laisser traîner n’importe où ou de les voler."

Le dossier des vélos partagés reste en gestation pour le moment. Il pourrait toutefois passer sur la table du conseil communal en juillet, selon l’échevine. Quant aux trottinettes partagées, Mons va rester attentive à l’évolution du phénomène dans les villes qui l’ont déjà adopté.