Hainaut Pascal Tavier et Luc Vancompernolle veulent rassurer les habitants.

Pascal Tavier (PS), nouveau bourgmestre de Pont-à-Celles, et son 1er échevin Luc Vancompernolle (IC), agriculteur de métier, veulent informer la population. "On a pu lire sur Facebook : ne nous laissez pas tomber, disent-ils, e t on veut faire savoir aux gens que non, on n’oublie pas les terribles inondations de mai/juin dernier."

Le chantier est gigantesque : Viesville, Obaix, Buzet, Rossegnies et dans une moindre mesure Thiméon et Liberchies sont touchés par les problèmes récurrents liés aux inondations. Bref, l’ensemble de la commune est touché, à part Luttre qui se trouve davantage dans les hauteurs. "Et avec la conduite qui a explosé à Viesville, la peur des inondations revient, ce qui est tout à fait normal", dit Pascal Tavier. Voici donc ce qui a été fait, ce qui est en train de se faire, et ce qu’il est prévu de faire d’ici les prochains mois.

Des bassins d’orages supplémentaires

D’abord, les agents communaux sont en train de réaliser un inventaire des "points critiques" de l’entité, et d’analyser l’étude de la Région wallonne sur les possibles actions à prendre.

Ensuite, le collège a décidé de lancer deux plateformes (site web, forum et réunions) pour que les agriculteurs d’un côté, et les citoyens et agriculteurs de l’autre, puissent discuter et s’échanger les bonnes pratiques. "Par exemple, un cultivateur va tester des miscanthus, des plantes qui retiennent les boues. Si ça fonctionne, il pourra le dire aux autres." Parce que le bourgmestre le rappelle : "Ce ne sont pas que les agriculteurs qui sont en faute, parfois une dalle de béton chez un particulier peut être la cause d’une coulée de boue. Tout le monde a sa part de responsabilité."

Enfin, la commune se dit prête à investir, si nécessaire, dans des bassins d’orages supplémentaires et des avaloirs plus grands. Elle accompagnera ces mesures d’un règlement communal pour obliger les agriculteurs et particuliers à prendre en compte le problème des inondations dans leurs travaux. "Mais tout cela ne se fera pas du jour au lendemain. Il faut que les gens sachent, cependant, qu’on y travaille, qu’on n’oublie pas du tout le problème."