Hainaut  Un exercice en conditions quasi réelles était organisé hier dans la gare.

Ce mardi, la gare de Saint-Ghislain était le théâtre d’un exercice d’intervention d’urgence organisé par Infrabel et les services de secours de la zone Hainaut-Centre. Objectif : intervenir en toute sécurité, efficacement et rapidement sur un train de marchandises transportant des produits chimiques et dont l’un des wagons, perforé, dégage un nuage d’ammoniaque.

Un scénario qui reste dans les faits heureusement extrêmement rare… Mais qui nécessite des procédures très spécifiques. "Il y a une réelle plus-value à ce genre d’exercice. Car, entre un plan théorique et la réalité du terrain, il y a parfois un monde de différence. Les pompiers ne sont jamais ou que très rarement confrontés à ce genre de situation. Nous sommes d’avis qu’il ne faut pas attendre que cela se produise pour découvrir les lieux, se familiariser avec le langage ferroviaire, les risques…", explique Geoffrey Cambier, conseiller en marchandises dangereuses pour Infrabel.

Préparer au mieux les services d’intervention

Les choix à poser sont nombreux, avant même de se déployer sur le terrain. "Le choix de l’accès peut paraître anodin mais il influence la durée et l’efficacité de l’intervention. Le bilan de cette matinée devra être tiré. Nous ne blâmons personne, il y a beaucoup d’informations à traiter, un environnement à découvrir. La communication était de bonne qualité mais elle aurait pu être exploitée différemment, notamment au niveau des données géographiques."

Un constat partagé par le capitaine Christel Scarnière. "La seule façon d’acquérir de l’expérience dans ce domaine, c’est de participer à ce genre d’exercice. Nous nous rendons compte des difficultés liées au terrain, de problématiques que nous n’avions pas anticipées. Nous pourrons nous préparer autrement. Nous avons rencontré quelques difficultés au niveau des accès parce qu’il n’y a ni nom de rue, ni panneaux indicateurs, ni bornes kilométriques pour se repérer."

Ce type d’exercice devrait être répété à l’avenir, afin de préparer au mieux les services d’intervention en cas de véritable catastrophe.