Les religieuses mettent la clé sous le paillasson.

La direction de l'Institut d'enseignement secondaire veut toutefois se montrer rassurante à l'égard du personnel enseignant.

Implanté depuis 1952 sur le site de Ramegnies-chin, en bordure de la nationale 50, l'Institut secondaire Saint-André est intimement lié à la communauté religieuse, propriétaire des lieux jusqu'à ce jour.

La semaine dernière, Sœur Agnès Garnier, la Supérieure tournaisienne, a adressé un courrier à l'évêché de Tournai ainsi qu'à tous les membres du personnel enseignant des écoles de Saint-André pour signifier le départ prochain des religieuses vers Bruxelles.

"Nous renonçons à l'implantation, et par conséquent à la propriété que nous possédons actuellement à Ramegnies-Chin, car nous ne pouvons plus assumer la charge d'entretien des bâtiments, tant au plan humain que financier", précise-t-elle dans sa missive.

La direction de l'école secondaire, concernée par la mise en vente de la propriété, a toutefois voulu se montrer rassurante auprès de la communauté éducative, en admettant qu'il pourrait, à l'avenir, y avoir un impact sur l'usage des bâtiments scolaires, en fonction des projets du futur propriétaire.

"En clair, les implantations maternelles et primaires, installées à Tournai, ne sont pas concernées par cette mise en vente du patrimoine des religieuses. Et sur le site de Ramegnies-Chin, l'école poursuivra sa mission éducative. Même si la propriété devait être scindée en deux", confirme Sophie Liagre, directrice de l'Institut secondaire de Saint-André.

"Cela ne se passera pas dans la précipitation, car nous ne quitterons pas Ramegnies-Chin avant deux ou trois ans. Et nous voulons que l'école secondaire Saint-André demeure un héritage de notre congrégation, entre les mains de l'équipe pédagogique qui la dirige", conclut Soeur Agnès Garnier, souhaitant au passage que la transition s'opère dans un climat apaisé.